ACTUALITE

UN AVOCAT APPELLE À REVOIR LA COMPOSITION DES CHAMBRES CRIMINELLES

  • Date: 18 janvier 2016

L’avocat Djiby Diallo a plaidé lundi, à Louga (nord), pour une nouvelle composition des chambres criminelles créées au sein des Tribunaux de grande instance (TGI), pour les distinguer des tribunaux correctionnels ou de flagrant délit.

« Si les chambres criminelles doivent conserver leur composition actuelle, il vaut mieux renvoyer les accusés devant le tribunal des flagrants délits ou le tribunal correctionnel », a soutenu Me Diallo en marge de l’ouverture de la toute première session du TGI de Louga.
Devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Louga, il dit avoir l’impression d’être en face d’ »un tribunal correctionnel ou de flagrant délit, car la composition est la même ».
« Il faut (…) augmenter le nombre de magistrats siégeant dans les chambres criminelles », a-t-il réclamé, en faisant remarquer qu’ »ils sont au nombre de trois, comme dans les tribunaux correctionnels ou de flagrant délit ».
Tout en déplorant leur composition actuelle, Me Diallo salue « la pertinence » de la création des chambres criminelles au sein des TGI, une nouvelle réforme de la justice sénégalaise.
Il dit par ailleurs être « nostalgique » des cours d’assises au sein desquelles des « citoyens représentant la société », communément appelés « jurés », siégeaient aux côtés des magistrats.
Djiby Diallo a par ailleurs réclamé l’application de la loi communautaire qui garantit le droit des prévenus de s’attacher les services d’un avocat dès le début de l’enquête.
Selon lui, cette loi est d’autant plus importante que « certains prévenus peuvent, à cause de la fatigue ou du stress, faire des aveux circonstanciels ».
« Je ne comprends pas le ministre de la Justice, qui est un avocat, un défenseur des droits de l’homme, concernant le retard de l’application de cette loi », a ajouté Me Diallo.
Quatre affaires seront jugées lors de la première session de la chambre criminelle de Louga, qui prendra fin mercredi, selon son président Madické Diop.
Il s’agit de deux cas d’infanticide, d’un meurtre et d’une affaire de trafic de chanvre indien, a-t-il précisé.

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15