Le président Abdoulaye Wade ajuste un ruban sur le costume de son fils Karim Wade, le 19 janvier 2011. AFP PHOTO SEYLLOU DIALLO
Le président Abdoulaye Wade ajuste un ruban sur le costume de son fils Karim Wade, le 19 janvier 2011. AFP PHOTO SEYLLOU DIALLO

Un groupe de l’ONU juge arbitraire la détention de Karim Wade

La détention de Karim Wade est arbitraire, selon l’avis du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. La décision date du 7 mai, mais elle a été notifiée officiellement lundi soir aux avocats de la défense de Karim Wade, condamné à six ans de prison ferme en mars dernier. Le groupe de travail de l’ONU demande donc au Sénégal de « prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale ».

Selon le groupe de travail des Nations unies, la détention de Karim Wade est arbitraire d’abord parce que les délais des procédures n’ont pas été respectés. Selon les textes qui régissent la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Karim Wade devait être fixé sur son sort dans les neufs mois (un mois pour la mise en demeure, six mois pour l’instruction et deux mois pour la phase de jugement), or la procédure a duré le double, près de 18 mois en tout.

Le groupe de travail dénonce d’autres manquements à la Déclaration universelle des droits de l’homme et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques comme la différence de traitement entre les prévenus. Certains ont bénéficié d’une liberté provisoire quand Karim Wade était maintenu en prison. Cela rend le procès inéquitable selon l’institution onusienne.

Le groupe de travail précise par ailleurs que la réponse du gouvernement n’a pas été prise en compte parce qu’elle est arrivée hors délai. Il rappelle à l’Etat du Sénégal qu’il est tenu d’exécuter cet arrêt.

Pour les avocats de Karim Wade, c’est une confirmation de ce qu’ils ont toujours dénoncé : « Les Nations unies rendent justice à Karim Wade. C’est la victoire du droit sur l’arbitraire », déclare maître Mohamed Séydou Diagne, l’un des défenseurs du fils de l’ancien président. L’avocat demande la libération immédiate de son client.

Pour sa part, le gouvernement sénégalais n’a pas encore réagi.

Rfi

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