Accueil / FAITS DIVERS / Un incendie au « Camp pénal » fait de nombreux dégâts matériels

Un incendie au « Camp pénal » fait de nombreux dégâts matériels

Un incendie s’est déclaré hier soir au camp Seckou Mballo du Groupement mobile d’intervention (Gmi) plus connu sous le nom de « Camp pénal » de Liberté 6, sis sur les deux voies. Il y a eu de nombreux dégâts matériels même si l’on ne dénombre pas de victimes.

Source le Soleil

Plus de peur que de mal, serait-on tenté de dire. L’incendie s’est déclaré dans les chambres des jeunes soldats avant de se propager dans la salle des armes du poste de police où il y avait quelques grenades lacrymogènes. A notre arrivée, des éléments des forces de police et cinq camions des sapeurs-pompiers s’emploient à circonscrire le feu. Le sinistre est lié à un court circuit et aurait démarré aux environs de 20h 45 mn, sous le regard des curieux. L’odeur du brûlé déchire l’atmosphère. « Il y a eu des détonations de grenades lacrymogènes », confient les gens. Le milieu est irrespirable. Le tout mêlé à une obscurité totale. Seuls les gyrophares des véhicules des Sapeurs-pompiers servent de lumière. Aucune personne étrangère n’est la bienvenue. Pas même les journalistes. Domaine militaire et sécurité obligent, dit-on. Prises de vue interdites.

Les langues se délient chez les jeunes policiers. « Cela fait deux semaines que la menace existe. Nos multiples interpellations ont été vaines. Nous avons perdu nos habits et de l’argent car c’est hier (avant-hier) qu’on a été payé », disent-ils dans l’anonymat. « C’est la cause d’une négligence », renchérit un autre. L’odeur est suffoquante, voire asphyxiante, donnant parfois du vertige. Tel est le cas de ce Sapeur-Pompier obligé de venir chercher un air pur, aidé en cela par son collègue. Après quelques 5 mn de repos, il retourne au travail comme si de rien n’était, sous le regard ébahi des enfants, suscitant leur admiration. « C’est un véritable guerrier », disent les jeunes. A 22h 10, arrive sur les lieux Léopold Diouf, directeur de la Sûreté nationale. Il est suivi du Colonel Alioune Ndiaye. 22h 18, arrivent deux techniciens de la Senelec. Une petite averse survient. Il est 22 h 30 mn. A 22 h 45, Léopold retourne. Le Colonel Ndiaye s’adresse alors à la presse. « A cause des délestages récurrents, le feu a démarré dans les chambres des jeunes. Heureusement que plusieurs éléments étaient en intervention. Dans sa propagation, le feu a touché la salle des armes du poste de police. Ce qui n’a rien à voir avec l’armurerie. Il y a eu quelques caisses de grenades. Ce qui explique les détonations entendues », a expliqué le Colonel Alioune Ndiaye, directeur des relations publiques de la police. Le Colonel est catégorique, ce n’est point l’armurerie qui a été touchée par les flammes comme annoncée par une radio de la place, mais bien deux blocs de chambres et la salle de stockage d’armes du poste de police. Cependant, le porte-parole de la police n’a pas manqué de souligner que certes il n’y a pas eu de « victimes », mais que les dégâts matériels sont « importants ». Notamment les literies, les effets de couchage, etc.

Soulignant qu’il n’a pas été au courant de la menace dont parlent les jeunes éléments, le Colonel Alioune Ndiaye a précisé que le statut de la police prévoit des indemnisations dans de pareils cas et que le commandement fera le point au niveau du service.


À voir aussi

Il tue son ami, avant de se suicider

Un entrepreneur s’est suicidé ce mercredi à Kounoune avec son pistolet après avoir tué de …

Banlieue Un journaliste menacé de mort

Un journaliste qui travaille dans une télévision privée de la place, a reçu des menaces …