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Un médecin plaide pour la vulgarisation de la Néphrologie

Le médecin Boucar Diouf a souhaité samedi voir les autorités sénégalaises encourager et vulgariser la formation en néphrologie, une discipline médicale dont il est l’un des rares spécialistes au Sénégal et en Afrique.

« Il faut susciter la vocation [chez les étudiants en médecine] et diminuer les prix » de la formation en néphrologie, a-t-il dit lors d’une « consultation foraine », à Bibane, un village situé de la commune de Niakhar, dans la région de Fatick (centre).

« La demande est énorme », a-t-il ajouté, en parlant des besoins des populations pour la néphrologie, une branche de la médecine s’occupant des maladies du rein.

« Les défis de la néphrologie en Afrique sont immenses. En 2004, nous n’étions que cinq néphrologues dans toute l’Afrique subsaharienne francophone. (…) Il y a très peu de néphrologues », a signalé le docteur Diouf, en service à l’hôpital Aristide-Le-Dantec, à Dakar.

« Nous nous sommes réunis pour essayer de promouvoir la néphrologie en Afrique subsaharienne. Les choses ont changé », a-t-il affirmé, indiquant le Sénégal compte 22 néphrologues actuellement, contre un seul en 1992.

La vulgarisation de la formation en néphrologie fait appel à « une prise en charge politique », selon le docteur Diouf.

« La Tunisie a actuellement neuf mille patients en dialyse. Nous en sommes à 500 patients, ce qui signifie qu’il y a beaucoup de malades qui sont laissés en rade », a-t-il souligné.

Et pourtant, « potentiellement, on aurait pu en être à six mille ou sept mille malades dialysés. On en est à 500, ce qui veut dire qu’il y a des choses à faire », a expliqué Boucar Diouf.

Il reconnaît que « beaucoup d’efforts ont été faits au Sénégal » pour la prise en charge des personnes souffrant de maladies rénales.

« Actuellement, il y a au moins six villes où la dialyse est pratiquée. Il existe un programme visant à créer 20 autres centres de dialyse dans le pays. En 2016, 10 centres vont être construits », s’est réjoui le docteur Diouf, président de l’Association des néphrologues d’Afrique et du Moyen-Orient.
FD/ESF

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