Confidences

Un mois après sa sortie de prison, Souleymane Diawara brise le silence :  » je ne suis pas un voyou »

  • Date: 6 août 2015

Il sort du silence. Plus d’un mois après sa sortie de la prison des Baumettes, où il avait été enfermé début avril par crainte de risque de représailles après une affaire d’escroquerie,Souleymane Diawara s’exprime dans L’Equipe. Placé sous contrôle judiciaire, l’ancien défenseur de l’OM revient sur sa détention.

Un peu plus d’un mois après votre incarcération aux Baumettes, que devenez-vous ?

Ça va très bien. Je reprends du poil de la bête, comme on dit. Il faut bien se relever. Je passe mon temps entre Aix-les-Bains et Le Havre, où je m’entretiens physiquement avec un préparateur Emilien Mendy. Je travaille, je travaille.

Le 09 avril, vous vous êtes donc retrouvé du jour au lendemain en prison à Marseille…

Oui, malheureusement, j’ai fait ma prison. Ça ne me paraissait pas juste, mais la juge en avait décidé autrement. L’affaire est toujours en cours mais, à un moment donné, la juge s’est bien rendu compte que je n’étais pas un délinquant, que je n’avais rien à voir avec un voyou, que ce que le plaignant avait raconté, c’était beaucoup de blabla. Lors de la confrontation directe, il avait des propos incohérents par rapport à ce qu’il avait raconté au moment où il a déposé sa plainte. Bon, tout est rentré dans l’ordre.

Mais c’est rude, non ?

Oui, ça m’a évidemment énormément ennuyé vis-à-vis de ma famille, de mes proches. Je ne suis pas un voyou, je n’avais pas ma place là-bas. À l’isolement, on est tout seul dans la cellule. Après, ça va, on s’adapte. Je ne peux pas me plaindre par rapport à ceux qui purgent de longues peines. Quand j’y étais, je savais que je sortirais bientôt. Après, c’était à Marseille, je n’ai pas eu de problèmes, j’ai plutôt rencontré de bonnes personnes entre directeur, les matons et même des gens en cellule, même si on préfère évidemment rencontrer les gens dans d’autres conditions.

«Je peux revenir encore plus fort. J’aimerais

retrouver un club, de L1 de préférence»

Revenons sur cette visite au vendeur en question, effectuée par votre frère et ses amis, à l’origine de la plainte…

Je n’arrivais pas à le joindre pour récupérer ce qu’il me devait. A se demander s’il avait disparu. Donc, il a reçu cette visite, mais il n’y a pas eu d’agression comme j’ai cru l’entendre ici ou là. Sa voiture a été prise en gage, il n’y a eu rien du tout, et puis, je le connais et il me connaît. J’ai même entendu dire qu’il voulait retirer sa plainte… C’est une histoire bidon. La prochaine fois, j’irai chez le concessionnaire (sourire).

On imagine que votre sortie des Baumettes a été un immense soulagement…

On se rend encore plus compte que la liberté n’a pas de prix. Tu retrouves ta famille, tes proches… C’était une épreuve, mais bon, il y a quand même des choses plus graves que ce que j’ai vécu. Maintenant, je suis tourné vers l’avenir.

A 36 ans, avez-vous l’intention de reprendre votre carrière de joueur, puisque vous êtes libre ?

Oui, évidemment, cette affaire m’a freiné. Mais je peux revenir encore plus fort. J’aimerais retrouver un club, de L1 de préférence. On attend, on se tient prêt, comme l’an passé à pareille époque (entre la fin de son aventure à l’OM et son arrivée à Nice début août).

LES FAITS…

Le 19 mars, le frère de Souleymane Diawara, Adama, et quatre hommes s’étaient rendus à Reillanne dans les Alpes-de-Haute-Provence, au domicile d’un ancien militaire. Ce dernier avait vendu une Porsche Cayenne au footballeur. Ils lui ont réclamé le remboursement d’une somme de 49 800 euros, versée en liquide en 2013, car la voiture était en fait un véhicule volé. L’ancien joueur de l’OM avait déposé une plainte classée sans suite. Les auteurs de cette opération commando assurent n’avoir usé d’aucune violence, ne portant aucune arme. A la mi-avril, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait confirmé à deux reprises le maintien en détention du footballeur et de son frère, ainsi que des trois autres hommes impliqués dans l’affaire.

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