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Union économique et monétaire Ouest-Africaine : La croissance va encore chuter en 2007

L’économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) sera caractérisée par une faiblesse de la croissance de l’ordre de 4 %. Le gouverneur par intérim de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest(Bceao), Justin Baro, l’a fait savoir, le 3 juillet dernier, lors de l’ouverture de la réunion ordinaire du Conseil d’administration de l’institut bancaire sous-régionale.

Source : Walf Fadjri
Les prévisions de croissance pour l’année en cours ne sont pas reluisantes pour les huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à savoir la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Justin Baro, gouverneur par intérim, ouvrant les travaux de la deuxième réunion ordinaire du Conseil d’administration de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), a révélé que la croissance économique dans la zone Uemoa sera faible. ‘L’année 2007 pourrait également être caractérisée par une croissance économique relativement faible, estimée à 4%’, a affirmé le gouverneur Baro, en présence des administrateurs de la banque, en raison de deux par pays.

Parmi les raisons explicatives de cette chute de la croissance avancées par le gouverneur par intérim de la Bceao, le Burkinabé Justin Baro, il y a principalement le déficit des filières agricoles et la crise énergique qui touchent les Etats de l’Uemoa. ‘Cette faiblesse du rythme de croissance économique s’inscrit dans un contexte marqué par l’accentuation des déficits des filières agricoles, notamment celle du coton, confrontée à l’épineuse question des subventions accordées aux producteurs occidentaux par leurs gouvernements, et par la crise énergétique qui frappe de plein fouet plusieurs Etats membres de l’Union’, justifie-t-il.

Toutefois, le gouverneur par intérim s’est empressé de rassurer en ces termes : ‘en dépit de ces difficultés, il existe de réels motifs de satisfaction et d’espoir, au regard de l’évolution récente de la situation socio-politique dans la sous-région, qui augure d’un retour à la stabilité et à la croissance’.

Selon Justin Baro, l’orientation prudente de la politique monétaire appuyée par un meilleur approvisionnement des marchés en produits vivriers, a favorisé une décélération de l’inflation en 2006. Ainsi, la hausse des prix à la consommation a été contenue, en moyenne à 2,3 % sur l’année écoulée, contre une progression de 4,3 %, un an auparavant.

Au cours des travaux de deux jours, les administrateurs de la banque se sont penchés sur les grandes questions ayant trait au fonctionnement de l’institut d’émission commun et à l’examen de la situation économique et monétaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. ‘A l’instar des précédentes sessions de notre Conseil, nos présentes assises constituent une occasion de discussions franches et d’approfondissement des réflexions en vue de prendre des décisions idoines et d’émettre des avis ou recommandations dans le sens de la consolidation des acquis de la Banque centrale et du renforcement des économies de l’espace communautaire’, a estimé Justin Baro.


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