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UNIVERSITÉ ASSANE SECK DE ZIGUINCHOR Le Saes fait de graves révélations sur la gestion financière du Recteur

  • Date: 15 février 2016

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes), section Ziguinchor, a fait de graves révélations sur la gestion de Courfia Kéba Diawara, Recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ). En effet, il accuse ce dernier d’avoir surendetté l’institution.

Nommé le 31 janvier 2013,  Courfia Kéba Diawara, Recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), ne fait plus l’affaire de ses travailleurs. Selon le communiqué du Saes, « aujourd’hui, les conséquences de cette nomination hasardeuse sont dramatiquement vécues au jour le jour par tous les travailleurs de l’UASZ. Nous nous contenterons, Monsieur le président de la République, dans les observations qui suivent, de vous rappeler seulement quelques éléments qui, nous l’espérons bien,  vous amèneront à reconsidérer votre choix pour enfin libérer les talents, les créativités, les énergies et les ambitions qui hibernent depuis trois ans dans ce temple du savoir ».

Depuis son arrivée, on accuse ce responsable « Apériste » de la ville de Ziguinchor d’avoir augmenté les charges de l’UASZ. « Le budget de l’UASZ n’a subi aucune augmentation conséquente, depuis trois ans, au moment où les effectifs du PER, du PATS et des étudiants n’ont cessé de croître avec les charges  induites. Pendant que les Recteurs des autres universités, par leur tact, leur habileté et leur perspicacité dans le plaidoyer, parviennent au moins à se faire entendre, notre Recteur adopte  profil bas », souligne le communiqué de presse.  Pis encore, « le budget de l’UASZ est géré de façon inique par l’ordonnateur principal qui se taille toujours la part du lion avec près de 94% des ressources allouées au rectorat.  Les UFR, les Départements et les services non rattachés au rectorat doivent fonctionner avec 6 % du budget. »

La bamboula érigée en règle

Malgré les maigres ressources, le Saes révèle  la saga du Recteur. « Le comble de ce même budget insuffisant, une bonne partie est consacrée aux charges de transport du Recteur qui brille par ses voyages fréquents et improductifs.  Comme si le fourvoiement n’avait pas de limite, de ce même budget insuffisant, une bonne partie est destinée à l’entretien de l’hôtel du Recteur, aux charges locatives de maisons de fonction et d’une maison de l’Université devenue un gouffre à millions pour caser des militants, sans compter les prétendus frais d’entretien de bâtiments et de mobiliers invisibles. La liste est loin d’être exhaustive ! »

L’UASZ  surendettée

La conséquence de cette mauvaise gestion de l’UASZ, décriée par les syndicalistes, a mis l’université dans une situation pitoyable. « Le cumul de dettes envers les structures hospitalières a fait que les personnels de l’UASZ sont systématiquement renvoyés des hôpitaux ; la dette contractée auprès de la SENELEC a atteint 132 000 000 F Cfa, sans que l’origine de cette dette soit connue ; l’UASZ doit également éponger auprès de la SONATEL une dette de 100 000 000 F Cfa dont l’origine est inconnue ; certains fournisseurs peinent à rentrer dans leurs fonds après leurs prestations de services pouvant se chiffrer à 100 000 000 F Cfa », révèle toujours le communiqué de presse. Il s’y ajoute que « l’Université a accumulé une dette estimée à plus de 400 millions F Cfa, correspondant aux heures supplémentaires du PER du premier et du second semestre 2014-2015, aux émoluments des vacataires du second semestre 2015, y compris les sommes dues au PATS ; le cumul des dettes de l’UASZ s’élève déjà à 900 000 000 F Cfa, sans compter les cotisations sociales non reversées. »

Toutes nos portes restent ouvertes au Recteur de l’université pour sa version des faits.

Ibrahima Khalil DIEME

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