UNIVERSITE ASSANE SECK DE ZIGUINCHOR Les étudiants annoncent sa fermeture le 19 décembre prochain

Les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) sont loin de baisser les bras dans leur lutte pour l’autonomisation de leur université. Ce lundi, ils ont battu le pavé dans la ville de Ziguinchor pour rappeler au Chef de l’Etat ses nombreuses promesses faites dans l’enceinte même de l’université. Très amers, les apprenants de l’UASZ ont annoncé à la presse la fermeture de l’université le 19 décembre prochain.

Rien ne marche à l’université Assane Seck de Ziguinchor. Après la descente dans la rue du personnel de l’institution la semaine dernière, pour réclamer de meilleures conditions de travail, ce lundi c’était au tour des étudiants de se faire entendre. Les apprenants de l’UASZ ont envahi, hier, très tôt dans la matinée, les artères de la capitale sud du pays pour rendre publiques leurs souffrances. Le point majeur de leurs revendications reste l’autonomisation des œuvres sociales de l’université. « Depuis trois bonnes années, nous courons derrière l’autonomisation de l’université Assane Seck. Le Président de la République en personne est venu ici nous assurer que l’autonomisation de l’UASZ sera effective en janvier 2016 et, jusque-là, rien n’est fait de tout ça », s’est indigné le coordonnateur des délégués des étudiants. Mouhamadou Moustapha Guèye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a invité le Chef de l’Etat au respect de son engagement, faute de quoi, les étudiants fermeront l’université le 19 décembre prochain. « On a demandé l’autonomisation, ça fait très longtemps et depuis lors, on se sait pas réellement où se trouve le blocage de cette procédure. Alors, ce qu’on a décidé, c’est quoi ? c’est tout simple : si l’Etat ne manifeste pas de signes qui montrent qu’il est vraiment dans cette dynamique d’autonomisation de notre université, nous allons tout simplement faire vaquer les cours, arrêter tous les enseignements et demander aux étudiants de rentrer dans leurs localités respectives parce que nous ne pouvons pas vivre dans ces conditions-là. Depuis le 03 octobre nous sommes là. On n’a pas de service de restauration, pas de service d’hébergement, le centre médical n’est pas fonctionnel. Pas plus tard qu’avant-hier, il y avait un de nos camarades qui était tombé malade et on a eu beaucoup de problèmes pour l’amener quelque part où le soigner », regrette M. Guèye.

Abdourahmane DIALLO

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