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Usage de révolver : après Cissé Lô, Barthélémy et Wilane, à qui le tour ?

  • Date: 8 janvier 2016

Le champ politique sénégalais commence à être investi de détenteurs de révolver qui, dans un élan d’agitation, s’emportent, faisant fi de la vertu de retenue attendue chez un dirigeant, brandissent un révolver, pour faire peur à leurs contradicteurs, disent-ils en guise d’échappatoire.
Moustapha Cissé Lô voit déjà son nom être mis en asyndète avec l’arme à feu et il semble fier même d’être appelé El Pistolero. Le manque de retenue qui le caractérise est identifiable à la nature violente et démesurée d’un autre élu, Barthélémy Diaz, dont l’emportement monstrueux aurait déjà causé mort d’homme. Pour une deuxième fois, il vient encore de s’illustrer en brandissant son arme pour lancer des tirs de sommation, s’érigeant à la fois en policier, gendarme et soldat en guerre.
Le très singulier Abdoulaye Wilane s’est également distingué par cette désinvolture d’une dangerosité qui peut mener à un déluge. Et personne ne semble s’en émouvoir pour qu’il s’accommode de sagesse et de vertu.
Ni Cissé Lô, Ni Barthélémy Diaz, ni Wilane ne sont point inquiétés et tout renseigne que leur appartenance au régime semble leur donner la liberté de dire ce qu’ils veulent ou d’en faire autant, agaçant les citoyens qui ne comprennent pas le laisser-aller dont ils jouissent.
Certes Cissé Lô et Barthélémy Diaz sont protégés et bien protégés non seulement par leur appartenance à la majorité dirigeante mais aussi et surtout par leur immunité parlementaire. Mais est-ce une raison pour se donner la licence de poser des actes dangereux et de tenir des propos atrabilaires et condescendants devant lesquels reculeraient même un aliéné ?
Ne se pose-t-il pas la question de l’autorisation de port d’arme accordée à des responsables politiques dont la caractéristique essentielle est l’agressivité des propos et la violence des actes ?
La loi de la jungle qui mène au chao guette l’espace public et il est dangereux que des responsables politiques, de surcroit appartenant au pouvoir d’Etat se montrent aussi libertins dans l’usage d’armes à feu, dussent-ils les brandir ou prétendre lancer des tirs en sommation.
Dans certains pays africains, cette désinvolture a mené à des désastres provoqués par des brocanteurs de violence qui se bombent la poitrine comme se donner le profil de guerriers après avoir commis leurs forfaits.
Cette image de guerrier aux traits aussi caractériels que ceux de marginaux que se donnent ces élus protégés est inquiétante. Le Sénégal est un Etat de droit disposant de forces de l’ordre, de services de sécurité et de lois. Ils le clament eux-mêmes partout. Et ils sont paradoxalement parmi ceux qui veulent se faire justice eux-mêmes dans des espaces publics pourtant soumis à l’autorité d’Etat.
Les élus et les hauts responsables politiques devraient être des exemples dans les actes qu’ils posent en s’armant de mesure et de retenue sans lesquelles leurs images s’effilocheraient.
Une personne autre qu’eux se verrait rappelée à l’ordre ou verrait son autorisation de port d’arme lui être retirée pour menace à l’ordre, à la paix civile et à la sécurité publique. Mais ces gens sont du régime, se lamentent des citoyens. Ils ne sont alors pas inquiétés. À qui le tour après ? C’est une question.

Le Piroguier

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