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VALORISATION DES NIAYES ET DE LA GRANDE CÔTE : Le schéma directeur d’aménagement validé

Les conditions sont aujourd’hui réunies pour une exécution optimale du futur programme d’aménagement et de développement économique des Niayes (PADEN) dont la planification va démarrer incessamment pour un coût de 9 milliards de nos francs. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire M. Assane Diagne l’a annoncé en présidant aux côtés de l’ambassadeur du Canada au Sénégal Mme Louise Marchand, la réunion de pilotage chargée de la validation du Schéma directeur d’aménagement de la grande côte (Sagc)
Conçu dans l’optique de la recherche de rééquilibrage de l’occupation de l’espace national et dans le cadre du Plan national d’aménagement du territoire (PNAT) qui selon le ministre met un accent particulier sur l’exploitation rationnelle des potentialités des territoires attractifs et compétitifs » le Sagc qui vient d’être validé était dans le pipe-line des Projets inscrits le cadre du partenariat entre son département ministériel et la Coopération canadienne dans le cadre du projet d’assistance technique au développement économique des Niayes p (ATADEN). Lequel comprend selon le ministre Assane Diagne outre ses deux composantes que sont le Paden et la Sgc, une troisième composante portant sur l’appui à la mise en place et au fonctionnement des organes inter-régionaux de développement des Niayes et de leurs constituantes.

L’objectif général du document validé qui présente « la vision stratégique de la grande côte, pôle de développement ouvert sur le monde » a ainsi été rappelé par le ministre. Pour M. Diagne, il s’agit de réaliser, suivant une approche concertée un schémas directeur d’aménagement qui servira de plan de zonage aux niveau macro et micro, de réglementation dans les secteurs supra-régionaux et de plan de développement durable de filières économiques »

Les orientations d’aménagement de la grande côte et les objectifs d’intervention y ayant été définis en cinq pôles (pôle de développement urbain et de structuration du territoire, agro-pôle, éo-pôle, techno-pôle et réseau industriel, pôles touristiques.

En plus des infrastructures de transport qui permettent comme l’a dit le ministre de soutenir les activités de développement économique et le désenclavement de la grande côte.

« La valorisation et la protection de l’environnement naturel étant des actions jumelées dans ce contexte, les zones d’intérêts écologique, patrimonial, historique et culturel y font l’objet d’attention particulière ; parcs nationaux, réserves spéciales de la faune, périmètres de restauration, forêts classées, réserves naturelles communautaires, aires marines protégées » devait ensuite indiquer le ministre pour qui chaque pôle devra être accompagné d’un plan d’action pour les objectifs retenus, les programmes d’intervention, les acteurs impliqués, une estimation financière des actions, une identification des responsables de la mise en œuvre…Toutes choses qui supposent l’existence d’un volet réglementaire et d’un cadre juridique et institutionnel d’accompagnement de la mise en oeuvre du schéma directeur d’aménagement de la grande côte et qui constituent autant d’enjeux et de défis que Madame l’Ambassadeur du Canada a soulevé dans son adresse à l’assistance qui a interpellé les élus locaux dans le processus de mise en œuvre du Sagc et de plaider pour une appréciation à leur juste portée des capacités matérielles, humaines et financières des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme d’action. La prise en charge des questions environnementales comme « les déchets chimiques déversés directement et quotidiennement dans la mer et la baisse tendancielle du niveau de la nappe phréatique » paraît incontournable a dit Madame Louise Marchand qui, parlant des élus locaux a dit ceci : « Les attentes que l’on aurait par rapport à eux devraient se conjuguer avec les moyens qui seront mis à leur disposition. De plus leur implication dans l’occupation actuelle de l’espace notamment lorsque celle-ci est irrégulière ou ne s’inscrit pas dans le cadre retenu par le schéma devraient être renforcée. ».

La diplomate faisant allusion à cette donne confirmée par le ministre Assane Diagne qui s’est insurgé contre ‘ les terrains octroyés entre la mer et la bande de filaos ». Lesquels constituent une menace sérieuse pour la pérennité des plantations qui servent de brise-vent et qui parce qu’elles empiètent sur la zone d’emprise de la plage sont lourdes de risques d’érosion de l’environnement côtier


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