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Vélingara : Les paysans dénoncent la non-mise en place des semences maïs

Le capital semencier n’ayant pas été renouvelé, les paysans du département de Vélingara éprouvent d’énormes difficultés à acquérir des semences de maïs alors que l’hivernage s’est déjà installé. D’où leurs inquiétudes.

Source : Walf Fadjri
(Correspondance) – Les paysans du département de Vélingara sont inquiets.

Depuis l’installation de l’hivernage, les maïsculteurs n’ont pas encore reçu leurs semences de maïs. Pour en trouver, ils se rabattent sur certains Gie ou sur les loumas de Diaobé, de Manda Douanes et de Nianao. Mais c’est pour acheter des semences jugées trop chères. Sur ces marchés, le kilogramme de maïs est cédé entre 200 à 250 francs Cfa. Les plus démunis font appel à d’autres variétés comme le mil, le sorgho ou le fonio. Les commerçants se frottent les mains. Ces tonnes de maïs qu’ils revendent actuellement, ils les ont payées moins cher durant les premiers jours de récolte de l’année écoulée. Les maïsiculteurs bradaient alors leurs productions entre 25 et 50 francs le kilogramme. Ce même maïs leur est revendu deux ou trois fois plus cher dix mois plus tard.

Selon Moussa Baldé de Vélingara, le capital semencier n’a jamais été renouvelé. C’est ce qui explique les difficultés des paysans à acquérir ces semences. C’est ce que confirme Malang Sagna de Kopara qui s’insurge contre les retards constatés chaque année dans la mise en place des semences de maïs. ’Il est inadmissible que l’on reste jusqu’à cette période sans mettre en place les semences de maïs. La date butoir de semis ne peut pas dépasser le 30 juillet parce qu’il y a une mauvaise répartition des pluies dans le temps comme dans l’espace. C’est pourquoi nous ne cesserons de dénoncer cette politique du gouvernement qui consiste à accuser du retard dans la mise en place des intrants’.

Cependant, les paysans sont aussi responsables de la situation délétère qu’ils vivent chaque hivernage. Au début de chaque récolte qui coïncide avec la fin de la période de soudure, ils s’empressent de brader leurs récoltes à de vils prix et oublient d’en garder une certaine quantité pour les semences. Et dès la tombée des premières pluies, ils tendent à nouveau la main. Or l’hivernage de cette année ne s’annonce pas sous de bons auspices dans le département de Vélingara. En termes de pluviométrie, le cumul enregistré au niveau du département à la date du 7 juillet 2007, s’élève à 601,4 mm alors que l’année dernière, durant la même période, la pluviométrie était de 776,8 mm. Le déficit pluviométrique est estimé à 175,4 mm.

Quoi qu’il en soit, les localités de Pakour (-91,3), Bonconto (-61,1), la commune de Vélingara (-29,3) ont enregistré cette année les déficits les plus importants. Seul l’arrondissement de Kounkané a enregistré un excédent avec +6,5 mm par rapport à l’année dernière. Le constat fait par les techniciens de l’agriculture est que la fréquence des pluies et la levée des semis sont très faibles. Sans oublier qu’il y a une forte demande en herbicides dans cette partie du Fouladou où les mauvaises herbes ont presque envahi tous les champs. Cette situation se présente au moment où aucun bidon d’herbicide n’est encore disponible dans cette partie sud du Sénégal.


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