25 novembre, 2014
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VELINGARA – RÉPUDIÉ PAR SA FEMME ET SA FAMILLE – Un menuisier ivre poignarde son épouse, sa belle-mère, se donne un coup de couteau au ventre, puis se jette dans un puits

VELINGARA – RÉPUDIÉ PAR SA FEMME ET SA FAMILLE – Un menuisier ivre poignarde son épouse, sa belle-mère, se donne un coup de couteau au ventre, puis se jette dans un puits

Les habitants du quartier Samba Quinzan de Vélingara (région Kolda) ont eu droit, vendredi dernier, à un incident insolite et spectaculaire qui a marqué les esprits. Répudié par son épouse, le menuisier Babacar Diop est allé se soûler à souhait pour ensuite s’acharner sur sa femme et sa belle-mère qu’il a poignardées. Comble de tout, il s’est donné un coup de couteau au ventre, avant de se jeter dans un puits. Sauver de justesse, il a été admis, en même temps que ses victimes, à l’hôpital de Tamba.

Dans la commune de Vélingara (région de Kolda), un seul sujet est au cœur des débats. Répudié par sa femme, le mari est allé se saouler la gueule, pour ensuite poignarder son épouse et sa belle-mère. Après son forfait, il a tenté d’attenter à sa vie, en se donnant un coup de couteau au ventre, avant de se jeter dans un puits. Cet incident qui a failli tourner à la tragédie a suscité des commentaires les plus folles et autres interrogations sur le mobile réel d’un tel acte.

Il reste cependant constant que les faits remontent au vendredi 6 septembre dernier. L’horloge affiche 23H07mn, au paisible quartier Samba-Quinzan. La pénombre avait fini d’envoyer les habitants dans les bras de Morphée. Seuls quelques aboiements de chiens errants perturbent encore le sommeil des couches-tôt. Ce silence de Cathédrale qui y prévalait sera brutalement interrompu par des cris stridents, qui fusaient de la demeure de la famille Diallo. L’alerte arrache du lit les riverains venus s’enquérir de la situation. Le domicile des Diallo se met à refuser du monde et la nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre est susurrée de tous. «Ivre comme un Polonais, Babacar Diop, menuisier notoirement connu dans le quartier, a grièvement blessé son épouse Mariama Diallo et sa belle-mère Saba Baldé (64 ans), après les avoir respectivement poignardé, aux côtes gauche et au sein droit.» Atterré par la scène difficile montrant les victimes gisant dans une mare de sang, les riverains qui n’étaient pas au bout de leur peine vont apprendre que Babacar Diop venait de se donner un coup de couteau au ventre, avant de se précipiter dans un puits.

Quid des circonstances et du mobile de ce «carnage» ? L’explication est fournie par Amadou Diao, beau-frère du menuisier. A l’en croire, c’est alors que «ma petite sœur Mariama Diallo se rendait à la boutique du coin, qu’elle a croisé son époux Babacar Diop. Celui-ci qui l’a interpellée, lui a demandé où elle allait. Ma sœur Mariama lui a sèchement répondu que ce n’est pas son problème. Sans sommation, Babacar Diop a soudainement brandi un couteau tiré de sa poche et a asséné un violent coup au niveau des côtes gauches. Ce sont ses cris de détresse qui ont alerté le voisinage et les siens.» Poursuivant, Amadou Diao révèle qu’au moment où le voisinage s’affairait à acheminer Mariama Diallo à l’hôpital de Vélingara, «des gens nous ont informé que Babacar Diop venait de s’introduire d’un pas alerte dans notre maison. Sous l’emprise de la colère, il s’est acharnait sur sa belle-mère de 64 ans. Qui, assise dans la cour de la maison, priait ardemment pour que sa fille survive à ses blessures. Il lui a asséné deux coups de couteau, l’atteignant au sein droit et au ventre. Une fois à son secours, nous avons retrouvé la veille dame allongée à même le sol, se vidant de tout son sang.» Aveu de culpabilité ou sentiment d’avoir accompli un dessein criminel prémédité ? Babacar Diop a tenté de se suicider. «Son couteau en main, il s’est donné un violent coup au ventre et, alors qu’il saignait abondement, est allé se jeter dans un puits du coin», renseigne Amadou Diao.

Heureusement pour lui, il a été repêché vivant du fond du puits. Se trouvant dans un état de santé inquiétant, il a été acheminé, en même temps que ses deux victimes, aux urgences de l’hôpital régional de Tamba.

Le départ de ce convoi transportant les trois victimes a été sanctionné par une série de commentaires et complaintes soutenus par le voisinage. L’un deux, une dame qui peine à mâcher ses mots, lance tout de go : «Je prie Dieu pour que tous les trois survivent, juste pour que Babacar Diop puisse répondre de ses actes. Embouchant la même trompète, une autre dame, la trentaine bien sonnée, ne trouve pas les mots pour expliquer les faits. «Jusque-là, nous ne pouvons pas expliquer le mobile de cet acte lâche. Mais une chose est sûre, Babacar a planifié son coup en s’armant d’un couteau. Mariama et sa maman ne méritaient pas se sort.»

Les gendarmes de la Brigade de Vélingara, qui ont constaté les faits, ont ouvert une enquête, pour apporter la lumière sur cette tentative d’homicide.

L’Obs