SOCIETE

VENTE DE CARTES DE CRÉDIT- Un petit métier qui ne rapporte plus comme avant

  • Date: 12 janvier 2016

 La vendre de cartes de crédit est devenu, de nos jours, un véritable business au Sénégal. Beaucoup de jeunes sénégalais et guinéens, principaux acteurs dans ce petit commerce, en font leur principal gagne-pain. On les voit un peu partout au niveau des grandes artères de Dakar, dans le seul but d’écouler leur produit. Non sans noter un accent particulier au niveau de l’Avenue Roume, non loin de la Place de l’Indépendance où il y a une spécificité féminine.

Sur l’Avenue Roume, non loin de la Place de l’Indépendance, à côté des va-et-vient incessants de ce boom humain en plein cœur de Dakar, se singularisent, à bord des trottoirs, des jeunes filles qui s’échelonnent tout au long des chaussées, en face de la plupart des banques et agences stratégiques ou à vocation commerciale qui reçoivent beaucoup de clients. La plupart des passagers ont été surpris quand ils ont commencé à voir, de plus en plus, des jeunes femmes se tenir debout tout au long de la journée, à la vente de cartes de crédit pour gagner dignement leur vie. Cela peut tarauder l’esprit mais si on se met dans la peau de la personne ou du vécu des populations de la banlieue profonde, on peut comprendre plus ou moins les motivations sur lesquelles repose cette forte détermination de ces jeunes femmes, pour « doore war » (travailler dur).

À la station se trouvant en face de la Foire, ils sont nombreux, les vendeurs de cartes de crédit, qui y ont fait leur lieu de travail. La plupart d’entre eux sont des jeunes âgés à peine d’une trentaine d’années. Cartes à la main, ces jeunes n’hésitent pas à courir derrière les véhicules passant aux abords, pour écouler leur cartes. Chacun veut vendre le plus de cartes possible pour s’en sortir. Tout en sachant que tous les produits des différentes structures de télécommunication sont disponibles.

Malgré le soleil qui commence à se faire sentir, ils sont plus que jamais déterminés. S’appuyant sur un véhicule garé près d’un tableau publicitaire, un jeune vendeur, habillé en tee-shirt et pantalon jean, fait le décompte de ses cartes. Il s’appelle Mamoune. Selon lui, ce boulot était beaucoup plus rentable avant. Car, dit-il, les cartes sont devenues chères et les vendeurs plus nombreux.

Maintenant, nous dit Mamoune, « nous rencontrons d’énormes difficultés dans ce métier. Une structure de télécom a augmenté le prix des cartes. Au début, nous gagnions 90 francs pour les cartes de 1000 francs. Mais, maintenant, on ne gagne que 60 francs. Il en est de même pour le prix des autres cartes. En plus, on ne nous fait plus de bonus comme avant. C’est pourquoi, on ne gagne plus beaucoup d’argent. »

Au moment où il parle, un véhicule de marque « Audi », d’une couleur grise, freine à ses pieds. Le chauffeur fait descendre la vitre, tend un billet et lance au jeune : « Jaay ma carte bu mille francs » (vends moi une carte de mille francs). Mamoune sort de sa poche une carte et la remet au chauffeur, en contrepartie d’un billet de banque.

De l’autre côté de la rue, en face de la station, deux Guinéens, montrant des signes de fatigue, sont assis et attendent d’éventuels clients. Pour beaucoup d’entre eux, ce commerce n’est plus comme avant. Toujours selon Mamoune, les opérateurs de télécom ne sont pas reconnaissants. « Déjà, les cartes que nous tenons c’est de la publicité pour eux. Raison pour laquelle ils devraient diminuer le prix des cartes. À un moment donné, nous avions changé d’opérateur, mais maintenant, c’est pratiquement du  pareil au même. »

Selon lui, il y a beaucoup de problèmes dans ce métier. « Il nous arrive même, parfois, d’acheter des cartes déjà utilisées. De ce fait, les opérateurs doivent prendre leurs dispositions pour, au moins, nous permettre d’identifier celui qui nous vend les cartes, s’il travaille effectivement dans la structure de télécoms ou pas car on n’a pas le temps d’aller à l’agence », ajoute-t-il.

Pour la plupart, ce commerce ne fait plus l’affaire. Pour cet homme, la trentaine dépassée, beaucoup de personnes ont abandonné ce métier pour se lancer dans d’autres activités. « Moi, j’avais cumulé mon commerce de café à celui de cartes de crédit. Mais présentement, je ne vends plus que du café », lance-t-il.

Khady Thiam Coly (Stagiaire)

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