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Vente de nattes de prière : Les grandes artères de la ville, principaux stands des commerçants

La vente de nattes pour la prière, communément appelées « sidiada » en Wolof, est très présente à Dakar. Dans la rue, au niveau des feux de circulation ou tout autre lieu à grande affluence, ces vendeurs y exposent leurs produits.

 Au Boulevard de la République, l’affluence est toujours au rendez-vous. La circulation n’est pas trop fluide sur cet axe et beaucoup de marchands ambulants en profitent pour écouler leurs produits. Dans un coin situé à coté du boulevard, des nattes sont exposées tout au long de la route. Devant chaque exposition, le vendeur observe le moindre mouvement des voitures. Chaque voiture qui ralentit à leurs  pieds est une occasion à ne pas rater.

Chacun veut vendre le plus de nattes possible pour enfin avoir une bonne journée. Malgré le soleil qui se trouve au zénith, ces ‘’goorgorlu’’ sont plus que jamais déterminés à l’affronter. Samba Diop fait partie de ces vendeurs de nattes. Venu de la communauté rurale de Darou Marnane, dans la région de Louga, Samba est dans ce métier depuis plusieurs années. « Je suis ici depuis trente et un an », nous dit-il. Habillé d’un jean et d’un tee-shirt, bonnet sur la tête, Samba ne donne pas pourtant l’air d’un vieux. Selon lui, ce métier était plus fructueux au début. « On pouvait vendre plusieurs nattes par jour, mais présentement, il nous arrive de passer toute une journée sans en vendre une seule », ajoute-il. En ces périodes, beaucoup de personnes achètent ces nattes pour les offrir à leurs grands-parents ou à leur marabout. Tl  y a aussi des gens qui font souvent des commandes pour des mosquées.

Non loin de Samba, Sohibou, un homme d’une quarantaine d’années, soulève deux nattes à hauteur de ses épaules à chaque fois qu’une voiture passe, pour attirer l’attention des occupants. A l’en croire, ces nattes leur reviennent à des prix un peu élevés. « Nous faisons une commande chez les tapissiers, pour venir ensuite tenter notre chance ici », argue-il. « C’est pourquoi, ces nattes sont très chères. Nous sommes obligés de les vendre à 15.000 francs l’une pour pouvoir nous en sortir », ajoute-il. Par ailleurs, selon Sohibou, ce métier n’est pas très rentable. « Les clients sont très rares en ce moment. Nous passons pratiquement toute une journée sans avoir d’acheteur», nous dit-il. Selon lui, la seule période durant laquelle ce travail marche vraiment, c’est pendant le mois de Ramadan.

Toutefois, pour la plupart des vendeurs, ce métier nourrit bien son homme.

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