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Vers la mise en place d’un partenariat entre la diaspora et l’Ansts

L’Académie nationale des Sciences techniques du Sénégal (Ansts), en prélude au lancement des données baptisées provisoirement « anstsdiaspora », et en collaboration avec l’association de la diaspora « Sununet/Ressource », a organisé, une rencontre d’échanges. Axée sur le thème « Mobilisation des scientifiques sénégalais résidant à l’étranger pour le développement économique, social et culturel du Sénégal », cette rencontre est une occasion pour le professeur Mamadou Lamine Sagna d’édifier ses conditions pour une collaboration entre les scientifiques résidents et ceux de la diaspora.

Pour qu’il y ait une bonne collaboration, un partenariat entre nos deux structures, il faut lutter contre l’instrumentalisation de nos institutions afin de mettre tout le monde sur le même pied. Cette déclaration est du Professeur Mamadou Lamine Sagna qui  a profité de cette tribune pour étaler ses conditions pour qu’il y ait une bonne collaboration entre les scientifiques sénégalais résidant à l’étranger et l’Académie nationale des Sciences techniques du Sénégal (Ansts), lors de sa présentation sur « La diaspora scientifique et développement du Sénégal : enjeux, possibilités et conditions ». « Nous travaillerons avec des gens en qui nous avons confiance, comme c’est le cas de l’Ansts, dans un partenariat digne pour faire avancer le pays et tout le continent noir », a-t-il courageusement dit. Selon lui, comme les institutions représentent le seul rapport qui lie la diaspora avec le Sénégal, il appelle à leur préservation. « Il y a une tentative d’instrumentalisation de nos institutions. Ce que nous n’accepterons pas », a signalé Mamadou Lamine Sagna. Avant de faire savoir que la diaspora scientifique qui est l’un des trois types de diaspora qui existent à l’étranger (diaspora patriote business, culturelle), a besoin de nouer des contacts avec le ministère de l’Enseignement supérieur pour pouvoir dérouler son programme. « La diaspora ne fait pas que travailler sur les gens de la diaspora, mais il y a surtout des patriotes altruistes et ceux qui veulent se faire de l’argent », a ajouté M. Sagna. Sur le plan socio-économique, ce dernier de faire part que la diaspora scientifique peut beaucoup contribuer au développement de notre pays. Pr Oumar Sock, secrétaire perpétuel de l’Ansts, prenant la parole, de préciser : « Cette structure, conformément à son Plan stratégique 2018-2022, s’est engagée en 2018 dans la création d’une base de données des scientifiques de la diaspora dans les divers domaines couverts par cette institution, à savoir, les sciences agricoles, les sciences sociales et humaines, les sciences fondamentales, appliquées et innovation et les sciences de la santé ». À cet effet, explique-t-il, cette stratégie devrait aider à développer une stratégie pour la mise à contribution des compétences sénégalaises résidant à l’étranger aux efforts de développement économique, social et culturel du Sénégal, en termes de formation, de recherche, d’expertise, de consultance ou d’initiatives propres visant la valorisation de résultats de recherche. Abondant dans le même sens, Aminata Sall Diallo, Professeur agrégée en physiologie et Directrice générale du Comité exécutif du partenariat pour les sciences appliquées, l’ingénierie et la technologie, a fait savoir qu’il est temps de mettre en place un projet qui lie les deux structures pour ne pas perdre assez de temps et d’argent. « Le Sénégal, avec son plan de développement, sait réellement où il veut aller. Maintenant c’est à la diaspora de se l’approprier pour éviter que l’on ne perde du temps et de l’argent. Partons avec un projet », a-t-elle réitéré. Avant d’être plus explicite : « Il nous faut une base de données pour recenser les scientifiques de la diaspora afin de les répertorier dans les différents domaines qu’ils exercent à l’étranger. Ce qui permet de les utiliser dans nos universités, nos entreprises et autres domaines de la science ».

 

Ngoya NDIAYE

 

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