Mise en page 1
Mise en page 1

Victimes des inondations depuis 2005- des laissés pour compte crient leur désarroi

 Victimes des inondations, depuis 2005, des familles des bas quartiers bas crient leur désarroi. Elles n’ont pas été recensées, ni relogées dans les sites comme Jaxaay, Tivaouane Peulh ou Tawfekh. Reportage.

Des familles cohabitent avec les eaux de pluies depuis 2005. Ce n’est pas le titre d’un téléfilm, mais le triste quotidien de populations des zones basses de la banlieue. Un quotidien qui dure depuis près de 10 ans. Marième Diallo, habitant Yeumbeul Sud, souffre, avec les membres de sa famille, sous les eaux, en dépit des démarchent entreprises pour alerter les responsables en charge de la question des inondations. D’après Aliou Bâ, leurs enfants vivent de graves risques dans ces eaux polluées. «La politique de l’Etat pour assister les victimes des inondations, n’implique pas tout le monde. Il existe des quartiers qui restent englués dans les eaux», déplore-t-il. A Malika, Keur Massar, Yeumbeul Nord et Sud, Thiaroye et Guèdiawaye, on souffre du même problème. Certaines, parmi ces populations, sillonnent la banlieue, squattant tout lieu habitable, faute de moyens pour louer des maisons décentes. Ainsi, décrient-elles une discrimination de la part des autorités qui recensent mal les victimes des eaux. Pour Baye Fall, un habitant de Thiaroye Léona, cela est dû à la négligence des autorités par rapport aux préoccupations des familles modestes. Cette question n’a pas été prise au sérieux, car des personnes sont relogées à Jaxaay, alors qu’elles ne sont pas des victimes. Il faut signaler que ce dernier a été chassé de sa maison depuis 2005 et peine toujours à rouver un pied à terre. Et des familles qui vivent cette situation sont nombreuses. A Keur Massar, on ne réclame que de l’écrêtement des eaux et la mise à disposition de motopompes. «Existe-t-il un système pour assister les inondées ?» C’est la question que l’un des nos interlocuteurs a posée à Malika. En effet, Malick Dia précise que les volontaires qui se réunissent autour des comités de lutte contre les inondations en banlieue, n’ont pas assez de moyens, pendant l’hivernage, pour faire leur boulot. Il revient aux autorités de redoubler d’efforts pour éradiquer cette calamité, même si on sait que des mesures sont en train d’être prises dans ce sens. Chaque année, la pluie fait beaucoup de victimes, en banlieue où beaucoup de familles vivent au seuil de la pauvreté.

Sada MBODJ

Voir aussi

ousmane-sow-000_par8176555_0

Mort d’Ousmane Sow, le sculpteur de l’esprit et de la matière

Rfi.fr- Le sculpteur Ousmane Sow, surnommé « l’Auguste Rodin du Sénégal », est mort ce …