Accueil / ECONOMIE / Victor gaspar, directeur departemental des finances publiques du  fmi : « Les recettes fiscales en Afrique subsaharienne figurent parmi les plus faibles du monde »

Victor gaspar, directeur departemental des finances publiques du  fmi : « Les recettes fiscales en Afrique subsaharienne figurent parmi les plus faibles du monde »

Le Directeur départemental des finances publiques du Fonds monétaire international (FMI), Victor Gaspar, a affirmé hier à Abidjan, lors de l’ouverture du Hackathon 2018, que les recettes fiscales en Afrique subsaharienne figurent parmi les plus faibles du monde.

« Les recettes fiscales en Afrique subsaharienne figurent parmi les plus faibles du monde», a déclaré Victor Gaspar, directeur départemental des finances publiques du Fonds monétaire international (FMI). Pour lui, le potentiel d’accroissement de ces recettes est considérable. Bien entendu, beaucoup de facteurs conduisent à ce modeste niveau de mobilisation de recettes, mais le faible degré de civisme fiscal en constitue l’un des facteurs les plus importants. Prenant des exemples sur les nouvelles applications de la digitalisation dans l’administration fiscale, il précisé que les autorités fiscales dans certains pays reçoivent maintenant des informations en temps réel sur les salaires versés (Australie et Royaume-Uni) et les ventes réalisées par les entreprises (Brésil et Fédération Russe). A l’en croire, la disponibilité de données des tiers, par exemple sur les revenus du travail ou de la propriété permet aux autorités fiscales de préremplir les déclarations fiscales et l’échange international d’informations, peut aider les autorités fiscales à détecter des cas de fraude ou d’évasion. Il a précisé que la tenue de l’édition 2018 du Hackathon en Côte d’Ivoire après celle de l’Ouganda et du Sénégal témoigne de la volonté du FMI de tirer le meilleur profit de l’innovation digitale pour le bénéfice des pays membres et vise à identifier des idées originales et innovantes à même d’apporter des solutions pertinentes aux défis chroniques. «La révolution digitale dans les finances publiques offre beaucoup de possibilités aux pays du monde entier. C’est particulièrement pertinent pour les pays d’Afrique subsaharienne, où les recettes fiscales sont faibles. Une administration fiscale efficace est indispensable pour mettre en place des États modernes et responsables », a-t-il expliqué.

Z. Badji avec News.abidjan

À voir aussi

Ce le Pm Dionne demande aux experts-comptables

L’Ordre national des Experts-Comptables et Comptables agréés (ONECCA) du Sénégal, a depuis hier accueilli la …

Pauvreté dans le monde: Le taux devrait s’établir à 8,6% en 2018

Le taux mondial de pauvreté est tombé au niveau sans précédent de 10% en 2015, …