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Vidéo : Incidents en France après la victoire de Sarkozy

Plusieurs manifestations anti-Sarkozy ont été signalées dans la soirée en France, après la victoire du candidat de l’UMP à l’élection présidentielle. A Paris, Place de la Bastille où 2.000 personnes se sont rassemblées, selon la police, des heurts ont opposé des centaines de manifestants aux forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

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Le calme est revenu tard dans la nuit à Paris, dans sa banlieue et dans les grandes villes de province. Premier bilan d’une soirée agitée : plus de trois cent cinquante voitures incendiées, deux cent soixante dix personnes interpellées et une trentaine de policiers blessés.

On les redoutait. On les appréhendait. Malgré les multiples appels au calme lancés par la classe politique, les violences ont gagné la France dans la nuit de dimanche à lundi avant que la situation revienne au calme tard dans la soirée. D’après un premier bilan de la direction générale de la police nationale (DGPN), trois cent soixante-sept voitures ont été brûlées en France métropolitaine, deux cent soixante dix personnes ont été interpellées et une trentaine de fonctionnaires ont été blessés.

Les premiers incidents ont eu lieu vers 21 heures à Lyon. Près de 500 manifestants de gauche, dont certains directement venus du siège du Parti socialiste, sont descendus jusqu’à la péniche amarrée sur le Rhône et louée par l’UMP pour fêter la victoire de Nicolas Sarkozy. Arrivés au dessus du pont, ils ont lancé des poubelles et des barrières sur le navire, puis ont provoqué des affrontements. Tandis que place Bellecour, des vitrines de magasins ont été endommagées. Deux fonctionnaires de police ont été blessés et quatre personnes ont été interpellées.

En début de soirée, à Lille, 200 militants anarchistes et de l’extrême-gauche se sont regroupés sur la Grand Place, visant avec des pierres les forces de l’ordre. De leur côté, les pompiers ont du faire face aux feux de voitures au sud de la ville. Ils sont intervenus au total une vingtaine de fois.

Affrontements à Paris

Alors qu’il était 22 heures, des échauffourées ont éclaté à Paris sur la Place de la Bastille où 5 000 manifestants « anti-Sarkozy » s’étaient retrouvés pour exprimer leur colère après la défaite de Ségolène Royal. Plusieurs centaines d’émeutiers masqués par des foulards noirs ont jeté aux alentours de 23 heures des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué à coups de grenades lacrymogènes. Craignant ce regain de tension, le ministère de l’Intérieur avait pourtant pris ses précautions en mobilisant 3 000 policiers dans la capitale et sa banlieue, théâtre d’émeutes à l’automne 2005. Malgré l’important dispositif déployé, plus d’une centaine de voitures ont brûlé dans les départements limitrophes de l’Ile-de-France.

Dans les Hauts-de-Seine, à Rueil-Malmaison et Nanterre, une dizaine de voitures sont parties en fumée. A Antony, des groupes de jeunes armés de battes de base-ball ont voulu en découdre avec la police. A Asnières-sur-Seine, le local d’une association a été calciné.

Dans le Val-de-Marne, neuf feux de véhicules et quatorze de poubelles ont été signalés. Sept personnes ont été appréhendées. En Seine-Saint-Denis, un bus a été attaqué au cocktail molotov et une quarantaine de voitures ont été brûlées. Scènes identiques dans les Yvelines, le Val d’Oise, l’Essonne, la Seine-et-Marne, où quelques véhicules ont fini carbonisé.

A Toulouse, le rassemblement sur la Place du Capitole a dégénéré. Des manifestants ont dressé des barricades afin de grimper sur la face de l’Hôtel de Ville pour y décrocher les drapeaux bleu-blanc-rouge. Ils ont ensuite caillassé le siège de l’UMP. Quinze personnes ont passé leur nuit en garde à vue.

A Marseille sur le Vieux-Port ou à Bordeaux en plein centre-ville, les manifestants se sont livrés à des jets de bouteilles et de poubelles sur les gendarmes mobiles.

Dans l’Ouest du pays, à Nantes, les policiers ont réussi à disperser les quelques 700 manifestants qui tentaient de s’approcher des locaux de l’UMP. Des heurts se sont également produits à Rennes, Caen, Nantes et Brest. Comme dans l’Est, à Metz et à Nancy.


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