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Vidéo : Première conférence de presse de la Génération du Concret à Paris

L’Association de la Génération du Concret a tenu sa première conférence de presse à Paris le dimanche 29 Juillet 2007. Nous vous proposons la vidéo de la conférence de presse ainsi que la première déclaration du Mouvement, « L’Appel de Paris »

A travers ce texte de base nous engageons un débat autour de notre génération et celle de demain. Un débat qui tout en ayant tous son sens dans le présent est résolument orienté vers l’avenir du Sénégal, notre avenir et celui de nos enfants.

Nous posons un postulat de départ selon lequel, toute vision d’avenir doit s’inscrire dans la logique de l’équité entre les générations.

Au moment où dans beaucoup de pays, on parle de « génération perdue » en référence à une jeunesse attentiste face aux bouleversements caractéristique de notre époque, émerge au Sénégal un concept pertinent par sa portée : la « Génération du concret ».

Qu’est ce qu’elle pourrait signifier sinon, un vaste projet de société.

Si le début des années 1960 a marqué un tournant avec la naissance de notre jeune nation, très tôt, le Sénégal a opté pour une ouverture démocratique.

Quarante sept ans (47 ans) après, ce choix a porté ses fruits. Chacun peut le constater autour de soi.

Avec l’avènement de l’alternance en 2000, une étape historique a été franchie : la démocratie s’est ancrée, la croissance économique est au rendez-vous, le pays s’ouvre de plus en plus au monde ; il se modernise.

Mais cette satisfaction légitime ne doit pas endormir la vigilance.

Rien n’est définitivement acquis. Il faut préparer l’avenir. Notre génération a la responsabilité de réfléchir au devenir de notre pays. Personne ne pourra ou ne devra dire dans 30 ans aux générations suivantes : nous ne savions pas, nous ne pouvions pas, nous n’avions pas prévu.

Nous avons à l’égard de ces générations un devoir de lucidité, de responsabilité et de solidarité. Il nous faut dés aujourd’hui préparer les mesures qui assureront aux générations futures un développement durable.

Nous devrons rendre compte à nos enfants, nos petits enfants aux générations futures de ce que nous leur avons légué, de ce que nous avons fait de nos ressources, de notre énergie, de notre temps, de notre pays.

L’enjeu est considérable : nous devons assumer notre commune appartenance à cette génération de l’ère de la mondialisation, de l’Internet des satellites de transmission directe, de la grande compétition entre Nations.

De notre appartenance à cette génération, nous devons concevoir un nouveau rapport au monde, un nouveau modèle de gouvernance en adéquation avec les attentes de notre temps.

Nous devons fédérer les énergies, replacer au cœur de notre société les valeurs de travail de loyauté de respect, de réussite, d’excellence, de compétence. Telle est la perspective dans laquelle la Génération du Concret s’inscrit. Tels sont les buts que nous nous assignons.

Nous avons également vis-à-vis des générations futures un devoir de lucidité et un impératif de solidarité. Nous leur devons des choix pour garantir leur avenir.

Le Sénégal a toujours joué un rôle de premier plan en Afrique. Il s’agit de préparer l’avenir pour que notre société, demain, continue de se reconnaître dans cette posture, que notre pays continue à jouer ce même rôle pas seulement en Afrique mais dans le monde.

Notre conviction est que sans une réforme véritable, sans de nouveaux efforts, il n’y aura pas d’avenir pleinement assuré pour notre pays.

Réforme ne signifie pas rupture. Car rompre peut signifier séparation, divorce, reniement. Il s’agit au contraire de tout revendiquer (notre histoire, notre culture, nos erreurs passées et présentes) pour tout dépasser. Réformer en ce sens signifierait changement de méthode.

Nous devons être fiers des connaissances acquises. Nous devons capitaliser le savoir-faire (l’expertise) sur le terrain par la formation professionnelle ou la connaissance d’un métier et aller à l’assaut de la mondialisation pour rivaliser avec les meilleurs.

Notre époque exige qu’on agisse, qu’on produise un projet de société qui soit le meilleur pour aujourd’hui. Notre temps nécessite de générer du concret, du sens au service des générations d’aujourd’hui et de celles de demain.

La mondialisation a fini de produire sous nos yeux des mutations de toutes sortes avec leurs cortèges de crises à géométries variables donnant naissance à des phénomènes que l’histoire nous impose de solutionner.

En réalité, nous ne sommes pas les seuls à connaître ces phénomènes, toutes les sociétés connaissent à un moment de leur histoire les mêmes types de problèmes.

Aussi, dans notre effort pour trouver des solutions, nous pourrons réfléchir un instant sur quelques exemples étrangers.

Toutefois, il faut accepter l’évidence que le monde a évolué, que les modèles ont connu aussi des mutations et que les repères ont peut être changé.

S’il a fallu des siècles pour certains continents pour se développer, il nous faudra bien moins de temps, en ce sens que notre contemporanéité nous offre des futurs possibles. Les défis qui nous sont opposés peuvent être résolus. Des solutions existent, des choix s’offrent à la société sénégalaise.

Notre ambition est de trouver des pistes de réflexion, d’influer sur les termes du débat afin que tout un chacun en fonction de ses valeurs et de ses opinions politiques puisse émettre des propositions et participer à Agir pour la Nation.

De nombreuses idées ont été émises venant d’horizons divers, traduisant des objectifs, des choix, des perspectives.

La génération du concret pour l’essentiel se veut promotrice de valeurs de travail, d’éthique et de responsabilité.

De ce combat pour l’avenir pourrait peut-être émerger de nouvelles solutions sur lesquelles pourrait se fonder le consensus nécessaire. Nous n’entendons évidemment pas trancher maintenant. Nous avons indiqué nos valeurs. Ces valeurs quand à elles nous indiquent le chemin.

Nous dirons tout simplement que nous rejetons ce qui serait un scénario de l’irresponsabilité. Ne rien faire aujourd’hui conduirait à terme à la condamnation de nos jeunes nation. Ne rien faire aujourd’hui conduirait à subir les affres de la mondialisation. Ne rien faire aujourd’hui conduirait à rendre la tache beaucoup plus difficile pour ceux qui, dans le futur, voudraient agir. Ne rien faire aujourd’hui signifierait tout simplement disparaître de la carte du monde.

Si nous agissons, une transformation profonde pourrait être possible.

A grande cause, grande controverse, nous appelons donc de nos vœux un débat où la participation de chacun est requise.

Ensemble nous bâtirons un avenir meilleur.

La Génération du Concret

Paris le 29 Juillet 2007

Contact : defihorizon2007@yahoo.fr


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