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Villes et territoires durables : le Sénégal voit l’avenir dans les pôles urbains

 Pour des villes et territoires durables, la solution réside dans la promotion de pôles urbains.

Les changements climatiques posent le débat sur les nouvelles exigences territoriales de durabilité écologique et sociale. Ces nouvelles façons de penser nos lieux de vie peuvent s’expliquer par une tendance à l’étalement urbain sur tout le territoire. A titre illustratif, seulement 26% des villes sénégalaises disposent d’un document de  planification. 42,5% de la population sénégalaise vit dans les villes. Dakar, à elle seule, concentre près de 40 % de la population nationale. Ils seront plus de 50% en 2025, a révélé Onu Habitat. C’est dire que le Sénégal est confronté à de grands défis, en matière d’occupation de l’espace, d’aménagement du territoire et de planification urbaine. D’où l’organisation inédite, à Dakar, d’une conférence nationale sur le développement durable portant sur le thème émergent : «Villes et territoires durables». Ainsi, l’Etat veut-il intégrer désormais le développement durable dans leurs modalités de fonctionnement interne, notamment pour réduire l’impact sur l’environnement de leurs activités quotidiennes. Pour ce faire, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, qui présidait, hier, la cérémonie officielle de la conférence de Dakar sur le développement durable, a indiqué que le Sénégal s’est engagé à mettre en place une stratégie nationale de développement durable, en vue, dit-il, de définir les priorités, au regard des efforts de lutte contre les changements climatiques et des Objectifs de développement durable (Odd). La Sndd fixe des objectifs concrets et quantifiables en matière d’éco-responsabilité dans les domaines de l’énergie, de l’eau, des déchets, des achats, des bâtiments, des transports, des gaz à effets de serre.

Pour relever le double défi, environnemental et de gouvernance locale, Baldé en appelle à la promotion de pôles urbains. «Il est nécessaire d’accompagner un développement urbain inclusif permettant à la fois de contenir un processus de fragmentation sociale et spatiale et l’extension des bidonvilles, et de réduire au maximum l’empreinte écologique de nos villes», a-t-il expliqué. Sous ce rapport, il a souligné que le Sénégal a pris l’option de responsabiliser davantage les collectivités locales, afin qu’elles soient les zones d’expression des préoccupations de la base, plus proche encore des citoyens, mais aussi, de bases de production et d’impulsion du développement durable, tirant profit de leurs potentialités.  A son avis, les territoires doivent être le terrain de prédilection des modes de production adossés, à des technologies économiquement soutenables, écologiquement viables et socialement équitables aux populations vulnérables. Abondant dans ce sens, l’agence des Nations-Unies pour l’habitat (Onu-habitat) appelle les autorités sénégalaises à changer de paradigme face à la situation jugée intenable de la macrocéphalie. Onu-Habitat salue, dans cette dynamique, les récentes mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, dans le cadre de l’érection du pôle urbain de Diamniadio. Une décision qui constitue, selon Onu Habitat, une réponse pertinente et ambitieuse de faire des villes des établissements humains durables, et porteuses de croissance d’emploi révolution, notamment dans l’optique d’un décongestionnement irréversible de la capitale sénégalaise.

Mouhamadou BA

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