FAITS DIVERS

Vincent Max Bidi, sur les 20 terrains du député «Je pense que Diop Sy commence à être spécial»

  • Date: 12 juin 2015

 Les déclarations faites par Diop Sy sur la Ccod, avant-hier, lors du procès de Tahibou Ndiaye, continuent toujours d’alimenter les débats à la Crei. C’est ainsi que l’inspecteur des impôts et domaines, Vincent Max Bidi, a comparu à nouveau, hier, pour apporter des précisions.

Le député Diop Sy a laissé son empreinte à la cour de répression de l’enrichissement illicite, avant-hier, après son témoignage dans l’affaire Tahibou Ndiaye. Lors de son passage, le témoin avait indiqué que la commission de contrôle des opérations domaniales (Ccod) ne sert à rien. Selon lui, cette commission ne valide que ce qui est déjà acquis. Ainsi, la Cour a-t-elle jugé nécessaire de faire comparaître à nouveau Max Vincent Bidi, inspecteur des impôts et domaines et ancien membre de la Ccod. Interpellé sur les déclarations du témoin, ce dernier a indiqué qu’en tant que fonctionnaire, il ne tiendra jamais des propos similaires à l’endroit de ladite commission. A l’en croire, la Ccod fait correctement son travail. Et pour étayer ses propos, Max Bidi demande aux autorités de faire l’audit de cette commission au cours de ces 10 dernières années et elles verront que plusieurs dossiers ont fait l’objet de rejet. Ce, dit-il, du point de vue technique, juridique, etc. Le substitut du Procureur spécial a profité de sa prise de parole pour demander au témoin si c’est lui qui a effectivement négocié avec Diop Sy pour lui attribuer les 20 parcelles. «Diop Sy avait un terrain à Batrain que l’Etat a voulu prendre. Puisque physiquement, c’est lui qui occupait cet espace, on a négocié avec lui pour son recasement. Mais, je n’ai pas souvenance d’une discussion au cours de laquelle Diop Sy a négocié les terrains qui devaient lui être attribués. Je ne pense pas que les faits se soient déroulés tel que relatés. Mais sur le principe de la discussion, je ne peux pas le récuser», a dit l’inspecteur des impôts et domaines.

«Nous regrettons ce qui s’est passé»

Cependant, face à la détermination de Antoine Diome à connaître le procédé par lequel Diop Sy a été attributaire des 20 parcelles, Vincent Max Bidi passera donc à l’aveu. «C’était pour apaiser le climat social qu’on a décidé de recaser les personnes qui occupaient le site. C’est dans ce cadre que Diop Sy a été recasé. Il m’a remis des pièces d’identité, afin que je puisse mettre les terrains au nom des bénéficiaires», a-t-il reconnu. A l’en croire, la commission avait déjà attribué les 20 terrains à Diop Sy, mais ne s’était pas encore prononcée. Sur cela, Corréa, un des assesseurs de la Crei, dira au témoin : «Vous semblez donner raison à Diop Sy qui a déclaré que tout le monde sait ce qui se passe dans ce pays, mais personne ne dit rien. Pis, quand on en parle dans ce procès, les gens font semblant d’être étonnés, alors qu’ils savent ce qui se passe.» Max Bidi persistera que la commission de contrôle des opérations domaniales (Ccod) est une organisation sérieuse qui a rejeté, au moins, une fois, des dossiers de Diop Sy. Acculé par les juges, Max Bidi déclarera : «sans caricaturé Diop Sy, je pense qu’il commence à être spécial. Par ailleurs, nous regrettons ce qui s’est passé et on prend acte de tout ce qui a été dit dans la Cour.» Auparavant,  Nékhane Ndiongue, commerçante de son état et mère des deux filles adoptives de Tahibou Ndiaye, a été entendue par la cour. Cette dernière a parlé des relations entre son défunt mari et Diop Sy. Elle a aussi confirmé que ce dernier qui a remis 45 millions à Tahibou Ndiaye, parce que, dit-elle, son mari se savait condamné, suite à une maladie. L’audience a été suspendue jusqu’à lundi prochain.

Cheikh Moussa SARR

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