SOCIETE

VIOL COLLECTIF SUR UNE PROSTITUEE- Les prévenus relaxés au bénéfice du doute

  • Date: 18 novembre 2016

La dame M. Ndiaye a attrait, hier, ses deux clients à la barre du tribunal des flagrants. Elle les poursuit pour vol collectif. Après jugement, ils ont été relaxés au bénéfice du doute.    

Un fait inédit, voire insolite, a été jugé, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. La plaignante, M. Ndiaye, a attrait à la barre ses clients Thierno Baldé et Abou Sow qu’elle accuse de viol collectif. Devant le Président du tribunal des flagrants délits de Dakar, la dame est revenue sur les faits. A l’en croire, elle avait déposé une première plainte contre les mis en cause pour réclamer son argent après l’acte sexuel, mais en vain. C’est sur ces entrefaites qu’elle a formulé une autre plainte, accusant cette fois-ci les prévenus de viol collectif. Selon elle, elle s’activait dans le commerce de sachet d’eau à la Patte d’Oie mais, de temps en temps, elle se rendait à Jaaxaay pour voir un ami qui devait lui trouver une chambre. C’est ainsi qu’elle s’y est rendue le lundi 25 octobre vers les coups de 22h pour avoir des renseignements concernant la chambre. C’est sur ces entrefaites qu’elle a rencontré un jeune homme de taille élancée et de teint clair. Sur la question de savoir l’objet de sa présence sur les lieux, la dame a expliqué à ce monsieur qu’elle venait à peine de rencontrer, son désir de trouver une chambre à Jaaxaay. Ce dernier lui indiquera qu’il dispose d’une chambre en location non loin du terminus. Une fois sur les lieux, Thierno Baldé a appelé son ami qui est venu ouvrir la porte.  Une fois à l’intérieur, la dame a soutenu qu’elle ne comprenait plus rien et qu’elle devait partir. Ainsi a-t-elle été contrainte de rester par les deux mis en cause.

Tour à tour, ils ont entretenu avec elle des rapports sexuels. Pis, la dame est restée dans la chambre jusqu’à 5 heures du matin et en retour, n’a reçu que 1000 francs. Ses déclarations ont été balayées d’un revers de main par les prévenus. Baldé, polygame et père de cinq enfants, et vigile de son état, déclare que « le jour des faits, alors que j’étais à mon poste, j’ai aperçu la dame M. Ndiaye s’asseoir à proximité d’un robinet public. Sur ce, je me suis approché d’elle pour lui demander ce qu’elle faisait là. Elle m’a invité à manger avant de me demander si je connaissais Arfang, son ami. Je lui ai répondu par l’affirmative. Apres avoir fini de manger, elle m’a trouvé à mon poste en compagnie de mon collègue Kéba Diallo, pour me remettre son téléphone », a-t-il dit. Avant de poursuivre : « constatant qu’elle errait sur les parages, je lui ai proposé d’aller dormir chez mon ami Abou Sow. Cependant, je reconnais avoir entretenu des rapports sexuels avec elle, mais elle était consentante. Pis,  aux moments des faits, elle regardait des vidéos pornographiques en s’allongeant sur le lit pour que je la pénètre ». Pour sa part, Abou Sow a abondé dans le même sens, arguant que c’est la dame elle-même qui leur a proposé l’acte sexuel. C’est ainsi qu’une lettre a été brandi à la barre et la dame soutenait qu’elle a porté plainte contre ces deux car après avoir eu ce qu’ils voulaient, ils ont refusé de la payer. Une négociation a été déclenchée et la famille des prévenus a payé à la dame 20000 FCFA. Malgré cette déclaration, la partie civile continue à demander une amende de 55 000 FCFA. De son côté, le ministère public a demandé l’application de la loi. Finalement, après délibéré, le tribunal a relaxé Thierno Baldé et Abou Sow au bénéfice du doute.

Cheikh Moussa SARR

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