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VIOL ET PÉDOPHILIE SUR UNE FILLETTE DE 8 ANS


Baye Babou risque 6 ans de prison ferme

Baye Babou, à ne pas confondre avec le célèbre chanteur gambien, a comparu, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre des délits de viol et pédophilie sur une mineure âgée seulement de 8 ans. Si, en rendant sa décision, le 26 mai, le tribunal suit le procureur dans son réquisitoire, le prévenu risque 6 ans de prison ferme.

B Ndiaye plus connu sous le sobriquet de Baye Babou risque 6 ans de prison ferme si le tribunal suit le procureur dans son réquisitoire. Marié et père de 7 enfants, Baye Babou a été attrait, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre des délits de viol et pédophilie sur une mineure âgée seulement de 8 ans. S’agissant des faits, la dame K. Fall a saisi les éléments de la Brigade de Sangalkam d’une plainte contre le susnommé. Elle a expliqué aux limiers que le jeudi 5 mai dernier à Keur Ndiaye Lô, elle a surpris la fille en train de remettre  sa culotte. Soumise au feu roulant des questions, la victime s’est accordée un temps de réflexion avant de passer aux aveux. Depuis ce jour, en passant par l’enquête préliminaire jusqu’à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, hier, la plaignante est restée constante dans ses déclarations. Le jour des faits, déclare-t-elle, elle avait quitté la maison pour aller acheter du “Thiouraye”. À son retour, vers les coups de 19 heures, la dame a eu la surprise de vie. En effet, elle avait en face d’elle Baye Babou qui était resté muet et la fille en train de soulever son bas. Elle a automatiquement pensé au viol et sa pensée a été confirmée par les confessions de la fille de 8 ans. La victime explique : « Ce jour-là, alors qu’on regardait l’émission “Kouthia Show”, j’ai dit à Baye Babou de me faire écouter la chanson de Nicolas Sarr. C’est sur ces entrefaites qu’il m’a demandé de me déshabiller d’abord. Chose que j’ai faite sans piper mot. Par la suite, il m’a pris avant de me poser sur lui. Il a sorti son pénis qu’il frottait sur mon sexe ». À en croire toujours la victime, Baye Babou a eu à faire ses actes à maintes reprises. « À maintes reprises, il a mis son doigt dans mon sexe et chaque fois qu’il entend les bruits de ma mère, il m’ordonne de me rhabiller et de ne rien dire à cette dernière », ajoute-t-elle.

Le prévenu : « Si je voulais faire un tel acte, je le ferais avec sa mère mais pas avec elle »

Ces accusations ont été tout simplement rejetées par le mis en cause. Pis, dit-il, c’est la fille qui lui provoquait. « Dans cette maison, on se retrouve dans la chambre de sa mère pour regarder la télé parce qu’elle seule détient de l’électricité. Et ce jour-là, on était seul dans la pièce. Elle s’est levée brusquement avant de se poser sur moi », a déclaré le prévenu selon qui, il s’agit d’un coup monté  pour nuire à sa personne. Le prévenu a déclaré, hier, à la barre : « Si je voulais faire un tel acte, je le ferais avec sa mère mais pas avec elle ». Ces propos ont étonné le tribunal et les confessions de la fille ont fait pleurer son père. Pour sa part, le maître des poursuites a déclaré que le prévenu, pour se soustraire de l’action de la justice, a toujours soutenu que c’est la fille qui le provoquait en ôtant ses habits. Abordant la matérialité des faits, le représentant du ministère public invite le tribunal à s’interroger s’il y a pénétration ou pas. Ils seront édifiés par le certificat médical établi, le 9 mai, par le gynécologue qui renseigne qu’il y a une suspicion car l’hymen reste toujours intact. Ainsi, le viol a-t-il été écarté des chefs d’accusation.  S’agissant de la pédophilie, le parquetier estime qu’il reste incontestable car la culotte qui était baissée n’a pas été niée ni par la victime, ni par le prévenu. C’est au regard de tous ces éléments que le représentant du ministère public a demandé au tribunal de reconnaitre le prévenu coupable avant de le condamner à 6 ans de prison ferme. De son côté, la défense a plaidé la relaxe pure et simple arguant qu’il y a un doute dans cette affaire. Toutefois, l’affaire a été mise en délibéré et le prévenu sera édifié sur son sort, le 26 mai.

Cheikh Moussa SARR

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