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Viol sur mineure- Une fille de 13 ans accuse son père adoptif

Une sordide relation entre un père et sa fille adoptive a été évoquée hier, par la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Kaolack. B. Guéye, une fille qui a perdu son hymen suite à de nombreuses relations intimes, pointe du doigt son père adoptif, I. Thiam. Mais ce dernier a balayé d’un revers de main les accusations d’actes sexuels, même s’il reconnaît avoir abordé sa protégée dans ce sens.

 Le père adoptif, I. Thiam, âgé de  41 ans, est prévenu du fait de viol sur sa fille, B. Guéye, une mineure. La fille accuse son ancien mécène de viols répétitifs. Les parties en procès vivent dans la même concession. La fille, B. Gaye était confiée à sa tante qui est l’épouse de I. Thiam. De ce fait, I. Thiam était son tuteur qui assurait certaines charges comme l’achat de fournitures à la petite élève en classe de Cm2. Entre les deux parties, c’était une relation naturelle de père et fille. Mais un jour, la surprise B. Gaye fut grande lorsque le père lui a tendu un billet de 2.000 francs pour qu’elle accepte d’entretenir une relation intime. Une proposition que B. Gaye a rejetée naturellement. « Un jour, je lui ai dit à côté des toilettes que je voulais qu’on entretienne des relations sexuelles. Elle avait refusé en répondant que j’étais son père et s’était mise à pleurer. Cela avait même suscité mon émotion», a reconnu l’accusé. La victime avait promis dans un premier temps de le couvrir par le voile du secret cet incident malheureux, avant de s’en ouvrir à sa grand-mère, en ajoutant qu’il n’y a pas eu de rapport entre eux. Quelques jours après, B. Gaye était revenue

dénoncer auprès de sa grand-mère les agissements de son père adoptif qui ne cessait de lui proposer des relations intimes. Hier à la barre, B. Gaye a enfoncé le clou en affirmant avoir subi 3 viols répétitifs dans la chambre de sa tante. D’après la plaignante, l’auteur de ces viols n’est personne d’autre que son tuteur. Dans les deux cas, elle dit avoir été subjuguée par I. Thiam avec un liquide. La dernière fois, elle a été contrainte par son bourreau. D’après la victime, I. Thiam l’a balancée dans le lit puis s’est allongé sur lui. B. Gaye, ne pouvant sans doute plus continuer de subir les assauts sexuels réguliers de son tuteur, s’en était plainte auprès de ses parents. D’après le grand-père de la plaignante, B. Gaye a, un jour, remis 2.000 francs qu’elle avait reçus de I. Thiam, à sa grand-mère. Selon lui, B. Gaye pleurait en dénonçant les tentatives de son père qui cherchait à la violer. L’affaire dépasse le cadre de la médiation familiale et finit par atterrir devant la Justice.

L’analyse médicale, payée par l’accusé lui-même, conclut à une défloraison de l’hymen avec une déchirure ancienne. Toutefois, un doute subsiste aux yeux du ministère Public. D’autant plus qu’aux yeux de l’avocat général, « la conjonction sexuelle» n’a pas été suffisamment établie par la partie civile. Il n’a jamais été question de viol mais de tentative de viol, a-t-il nuancé. Pour l’avocat de la défense, il ne pouvait pas y avoir de viol car c’est techniquement impossible. Quant à l’accusation de menaces de mort portée par B. Gaye contre sa tante Astou Gaye, la robe noire trouve qu’il n’y a jamais eu de bisbilles entre les deux personnes. Le délibéré sera rendu le 23 octobre 2017.

L’As

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