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VIOL, OUTRAGE AUX BONNES MOEURS Le guérisseur qui photographiait ses clientes nues et leur rasait les poils du pubis à la barre

Il faudra de bien solides arguments au sieur Michel Onivogui pour se tirer d’affaire. Il est accusé, en complicité avec deux de ses assistants, d’avoir grugé plusieurs de ses clientes. Mais ce qui aggrave encore plus son cas, ce sont sans doute les photos qu’il prenait de ses clientes nues. Des photos qui montrent ces femmes dans des postures indécentes, mettant en relief leur féminité, frisant même la pornographie. Du coup, ils tombent tous sur le coup des infractions d’escroquerie, d’association de malfaiteurs et d’attentat à la pudeur.

Source l’Observateur
Dans cette affaire, le pot au rose a été découvert suite à une plainte de la nommée N.D. au commissariat de la Médina, contre le sieur Michel Onivigui et deux de ses assistants Mory Sano et Aboubacar Kounta. Celle-ci avait déposé une plainte pour escroquerie portant sur la somme de 600.000F et divers effets vestimentaires. Relatant les faits, elle a décrit les circonstances de sa rencontre avec les mis en cause. D’après ses propos, le vendredi 15 juin, le nommé Michel Onivigui qui habitait dans l’immeuble où se trouvait son atelier de couture s’est présenté à elle en compagnie de sa femme. Après lui avoir commandé des rideaux, il l’a invitée chez lui pour lui faire des séances de prédication. Sa machine délictuelle bien enclenchée, il l’invite à nouveau, cette fois dans son cabinet de consultation, sise à quelques rues de son domicile. Sur place, il lui a fait croire que durant la nuit passée, il avait fait un songe qui lui a révélé qu’elle allait épouser l’homme de ses rêves et que son atelier allait connaître un essor foudroyant. Et pour cela, le féticheur lui a suggéré de prendre un bain mystique. Quand elle s’est mise à hésiter, il l’a rassurée en lui disant que cela faisait partie du rituel. Alors elle se dénuda et il lui a fait prendre le bain par son assistant Mory. Par la suite, il l’a prise en photo pendant qu’elle était nue. Malgré ses réticences, il tenait le même discours à savoir que ce sont les génies qui l’exigent. Plus d’une fois, elle est retournée le voir, pour lui apporter de l’argent et des effets vestimentaires. Il la déshabillait tout le temps, quelquefois, il lui rasait les poils du pubis et des aisselles, lui faisait acheter des moutons, des sacs de riz et bien d’autres babioles. Toujours dans sa plainte, la dame N.D. soutient que le mis en cause se faisait aussi assister par sa femme qui lui préparait les potions magiques. Elle l’ avait même présenté à deux de ses amies à qui il a soutiré également de l’argent et a fait faire des choses indélicates. Parfois, il allait même jusqu’à introduire des objets hétéroclites dans leur intimité, pour qu’elles jouissent, prétextant qu’il devait mélanger leur semence avec son sperme. Le tout destiné à être brûlé avec leurs photos, pour être servi en offrande au diable. À l’issue de leurs séances, le féticheur avait remis à chacune d’elles des gris- gris qui, prétendait-il, contenaient des dents de caïmans. C’est par la suite qu’elles ont eu des doutes et ont défait les talismans et ont vu qu’il n’y avaient que de la paille séchée. Elles ne sont pas faites prier pour aller récupérer leurs sous. Mais Michel refusait de le leur remettre. Pour mieux les prendre à son jeu, il simulait des crises pour leur faire croire que le diable s’est fâché car elles voulaient récupérer leur argent qu’il lui avait offert en offrande. Se montrant plus convaincant, il a proféré des menaces à leur encontre si elles s’aventuraient à porter plainte, en leur montrant leurs photos compromettantes. L’une des amis de la dame N.D. a aussi porté plainte. C’est grâce à elle que les policiers ont réussi à lui tendre une embuscade. En compagnie des limiers, elle est allée à son cabinet de consultation, comme si de rien n’était. Le tour joué, ils ont réussi à lui mettre la main dessus, ainsi que ses complices. Perquisitionnant les lieux, ils ont découvert des téléphones portables dans lesquels ils ont trouvé des numéros de femmes. Toutes convoquées, certaines parmi elles ont avoué qu’elles ont aussi été victimes des manœuvres du gars. L’une d’elles a même soutenu que le fils du féticheur Jean, grâce à qui il a connu Michel, a couché avec elle dans le cadre de leur supercherie. Interrogés lors de l’enquête préliminaire, ils ont tous reconnu les faits à l’exception de celle que Michel présentait comme sa femme. Se nommant Mbalia Soumah, elle a déclaré n’avoir rien à voir avec les manœuvres de Michel. Vivant seulement en concubinage avec lui, elle n’allait à son cabinet que pour lui préparer le repas. L’affaire qui avait été appelée hier à la barre des flagrants délits a été renvoyée à lundi. Comme motif la convocation d’un interprète, car l’un des prévenus en l’occurrence Kounta ne comprend que le Malinké.


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