SOCIETE

Viol sur mineure- La victime disculpe son amant à la barre

  • Date : 15 juillet 2015

 

 Le prévenu Jacques Diouf, 20 ans, a été relaxé, hier, par le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar. Attrait à la barre par la famille de sa petite amie, pour viol sur mineure âgée de moins de 18 ans, il a été sauvé par sa ‘victime’ qui a nié les faits.

Une rocambolesque affaire de viol sur une mineure âgée de moins de 18 ans a été jugée, hier, au tribunal des flagrants de Dakar. Au banc des accusés, le nommé Jacques Diouf, âgé de 20 ans. Les faits remontent au 25 mai dernier, quand la victime, C. Fall, s’était rendue chez sa copine, M. C. Diop où elle a rencontré son copain, Jacques, de même qu’une autre amie du nom d’A. Ndao. La rencontre avait pour but d’élucider des rumeurs selon lesquelles C. Fall avait accusé son copain d’être l’auteur d’une grossesse qu’elle portait, alors qu’il n’en était rien. Après les explications relatives aux rumeurs, les autres sont sorties, laissant Jacques Diouf et sa copine, seuls dans la chambre. Devant les enquêteurs, la plaignante a soutenu que Jacques l’a fait basculer sur le lit pour la violer. Au cours de cet acte, elle a vu du sang couler et Jacques est parti, sans rien dire. Ensuite, elle est allée aviser ses parents qui ont porté plainte. Interpellé, Jacques a reconnu sans ambages les faits, expliquant aux enquêteurs que la victime lui a déclaré sa flamme et commencé à flirter avec lui. Poursuivant, il dira que la fille a accepté une relation sexuelle.

Acheminée chez le gynécologue, les résultats de la réquisition à personne qualifiée diront : «déchirure récente de la paroi vaginale latérale droite ayant nécessité une suture sous anesthésie locale.» Cependant, à la barre du tribunal, hier, les parties ont donné une autre version des faits. Selon la victime, elle n’a jamais entretenu de rapports sexuels avec son copain. Pis, dit-elle, c’est sa tante qui l’a poussée à raconter des contrevérités devant les enquêteurs pour mouiller Jacques Diouf. Ces déclarations ont été confirmées par le prévenu, selon qui, il sortait avec la fille, mais ils n’ont jamais eu de rapports sexuels. Citées en qualité de témoin, les filles M. C. Diop et A. Ndao ont révélé avoir vu du sang sur le lit, sans savoir ce qui s’est passé, en leur absence. Les parties ont réitéré leur amour à la barre. Ne comprenant pas l’attitude de sa cliente, l’avocat de la partie civile s’est désisté. De son côté, le maître des poursuites a requis l’application de la loi. L’avocat de la défense qui a indiqué que la fille est âgée de plus de 18 ans, étant de 1997, se dit sidéré de voir des filles de cet âge organiser des scènes pareilles. Par ailleurs, la défense estime qu’il y’avait consentement dans ce dossier. C’est la raison pour laquelle, il a plaidé la relaxe. En rendant sa décision, le tribunal a suivi les plaidoiries de la défense.

Cheikh Moussa SARR

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