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VIOL SUR SA FILLE ADOPTIVE DEFICIENTE MENTALE- Lamine Diop écope de 10 ans de prison ferme

10 ans de prison ferme, telle est la peine que le Président du tribunal des flagrants délits de Dakar a infligée au maçon Lamine Diop. Il a été déclaré coupable de viol sur sa fille adoptive, également déficiente mentale.

Cette histoire qui a été jugée, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, avait fait un grand bruit au quartier de Dangou sis à Rufisque. En effet, le prévenu Lamine Diop, âgé de 38 ans et maçon de profession, a été pris en flagrant délit de viol sur sa fille adoptive dans les champs derrière les cimetières de Dangou. Il ressort des débats d’audience que les faits se sont déroulés le 10 août dernier et que ce sont les nommés Hamath Samb et Jean Bernard qui ont été interpellés par trois garçons les informant d’une scène d’agression sexuelle dans les champs près des cimetières. Un transport immédiat sur le lieu indiqué a permis aux susnommés de voir Lamine Diop et la victime Seynabou Diop. Sur place, Hamath Samb et Jean Bernard ont également constaté que la fille saignait abondamment sur son pagne. C’est ainsi qu’ils les ont tous les deux interpellés pour les conduire, sur indication de la victime, chez ses parents. Ils ont trouvé sur place la dame Ndèye Binta Wolimata Sow, mère adoptive de la victime, qui a expliqué que celle-ci ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. Et comme sa fille était apparemment atteinte et saignait, elle les a tous les deux conduits au poste de police avec l’aide de ses voisins. Toutefois, elle n’a pas voulu porter plainte pour, dit-elle, préserver les liens de parenté qui existent entre eux.

Ce qui s’est réellement passé, selon le prévenu

Interrogée sommairement dans les locaux de la police, Seynabou Diop dont le pagne était taché de sang, a désigné formellement le nommé Diop comme étant son agresseur. Entendu à son tour, le sieur Lamine Diop a rejeté en bloc toutes ces accusations. C’est sur ces entrefaites, qu’il a été placé en position de garde à vue pour les nécessités de l’enquête. Une réquisition à médecin a été aussi établie au nom de la victime pour des examens à l’hôpital Youssou Bargane Diop de Rufisque. Mauvaise nouvelle pour la famille, cette affaire a atterri sur la table du juge pénal. Attrait devant le prétoire, hier, le prévenu a, comme à l’enquête préliminaire, nié les faits qui lui sont reprochés. « Je n’ai jamais eu à entretenir avec la fille que vous me dites des rapports sexuels dans les champs derrière les cimetières de Dangou. Je peux même vous dire ce qui s’est réellement passé ce jour-là quand cette fille m’a dépassé. Je l’ai vu saigner parce qu’elle voyait ses règles. Elle s’est alors rapprochée de moi pour m’accuser de l’avoir violée », a-t-il dit. Avant de continuer : « ainsi, deux garçons sont venus m’attaquer et me conduire en compagnie de la fille chez elle. Par la suite, ses parents m’ont conduit à la police ».

Le procureur avait requis 10 ans de prison ferme

Ces déclarations ont été contestées par la victime qui a déclaré, à son tour, que c’est Lamine Diop qui l’a tout bonnement interpellée pour lui demander de se mettre à terre et d’accomplir des actes sexuels avec lui. Seynabou Diop dit avoir accepté, mais elle a aussitôt saigné après les rapports. Il faut dire que cette fille est légère d’esprit et sa communication verbale n’est pas très facile, bien qu’elle ait réussi à expliquer les scènes de l’agression. La victime a également confirmé l’intervention de trois jeunes garçons avant que deux autres, plus grands, ne viennent plus tard les interpeller. Invité à faire son réquisitoire, le procureur a requis 10 ans de prison ferme, arguant que les faits ne souffrent d’aucune contestation. « Les faits sont réels, mais le prévenu a décidé de les nier pour se soustraire de l’action de la justice », a dit le maître des poursuites. La défense a, pour sa part, déclaré qu’il y a un doute qui plane sur ce dossier. « Il n’y a pas assez d’éléments pour entrer en voie de condamnation. C’est la raison pour laquelle je vous demande de relaxer mon client au bénéfice du doute », a plaidé la robe noire. Cependant, en rendant sa décision, le tribunal a reconnu le prévenu coupable avant de le condamner à 10 ans de prison ferme.

Cheikh Moussa SARR

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