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Un accompagnant d'un lutteur en pleine action sabre en main

Violence dans l’arène : Faut-il agir ou se limiter à dénoncer ?

REWMI.COM- Les démons de la violence sont réapparus dans l’arène. On est même tenté de se demander s’ils l’ avaient vraiment quittée. Hier, le face à face entre les lutteurs Ama Baldé/Gouy-gui d’une part et Zoss/Tapha Tine d’autre part a avorté. La place du souvenir s’est transformée en champs de bataille. On se croirait au Rwanda en plein génocide (Voir photos). Armes blanches, gourdins, projectiles, avaient fini de reléguer au second plan le Fair Play qui avait pourtant prévalu depuis le début du tournoi TNT( télévision numérique terrestre) initié par la RDV, dans le cadre de la promotion du passage de l’analogique au numérique.

Ama Baldé, le lutteur de l’écurie Falaye Baldé est placé en garde à vue au commissariat central pour avoir, dit-on, mis KO deux policiers dans l’exercice de leur fonction. Il pourrait être présenté au procureur ce mardi. Plusieurs lutteurs sont également mis aux arrêts, des véhicules caillassés et des blessés dans les deux camps. A l’origine, une bataille rangée entre ses partisans et ceux de Gouy gui, son adversaire.

L’insécurité dans l’arène, particulièrement lors des séances de face-à-face persiste. Lors du combat Siteu/Zarco, la violence était telle que, Bécaye Mbaye, animateur d’émission de lutte à la 2 stv avait consacré une grande partie de son émission qui a suivi le combat, à ce qui s’était passé aux alentours du stade Demba Diop. On dit même qu’un jeune avait reçu une balle. Lors du combat Ama Baldé/Ness, au mois d’avril de l’année 2010, un jeune guinéen habitant Grand Dakar, qui n’était même pas au stade, avait été poignardé à mort devant le cinéma Liberté, sa recette journalière emportée. Les exemples foisonnent.

Malheureusement, rien de concret n’est fait pour arrêter ces barbaries. De toute façon, on ne saurait s’attendre à rien de concret dans ce sens, tant que ceux sur qui on doit compter pour porter le débat, préfèrent courir derrière les promoteurs pour parrainer un combat de lutte. Quand un lutteur en arrive à lever la main sur des policiers, (Ce n’est pas la première fois, le lutteur Abdou Diouf a purgé une peine de prison pour un fait similaire), nous estimons que le moment est arrivé (s’il n’est pas tard) de s’arrêter un peu pour y voir plus clair.

Les efforts fournis depuis 1994 par le Comité national de gestion (CNG) de la lutte, avec à sa tête le président Alioune Sarr semblent restés vains, en tout cas, pour ce qui concerne l’éradication de la violence dans ce milieu. Joint au téléphone, Thierno Kâ, chargé de la lutte avec frappe au niveau de cette structure, dit attendre les rapports pour décider d’une sanction. Qui produira ce rapport ? Ce ne sera certainement pas le superviseur du Cng, quand on sait que ce dernier est arrivé sur les lieux bien après les échauffourées.

Ce sport de chez nous, bien aimé par bon nombre de sénégalais, passe pour être cauchemardesque. Au rythme ou va la violence, il y’a fort à craindre que les sponsors, principaux bailleurs revoient la manière de coller leur image à ce produit qui pourtant, participe à rendre attractif le Sénégal. La Rdv l’aura appris à ses dépens pour avoir choisi la lutte pour véhiculer son message relatif au passage de l’analogique au numérique.

Tout compte fait, l’épisode d’hier consacre l’échec de la promotion du TNT.

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