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Violence électorales, drame du stade Demba Diop- le discours d’apaisement d’El Hadji Mansour Mbaye

La campagne électorale pour les législatives du 30 juillet 2017 est marquée, ces derniers jours, par des violences un peu partout. Cette situation a obligé le médiateur social, El Hadji Mansour Mbaye, à hausser le ton pour appeler au calme et à la sérénité. Il a également déploré le drame du stade Demba Diop, demandant aux autorités de prendre des mesures fortes pour que de tels événements ne se reproduisent plus.

Le Président des communicateurs traditionnels, El Hadji Mansour Mbaye, est sorti de son mutisme pour se prononcer sur les violences notées en cette période de campagne électorale en vue des législatives du 30 juillet 2017, mais aussi sur le drame du stade Demba Diop qui, on le rappelle, a entraîné 8 morts et une centaine de blessés. Médiateur social de premier plan, il a déploré ces violences dans nos stades et dans la sphère politique. Commençant par le drame du stade Demba Diop, il a rappelé que ce stade porte le nom de l’ancien ministre de la jeunesse et des sports. A l’époque membre du cabinet dudit ministère, El Hadji Mansour Mbaye dit avoir pris part aux jeux de l’amitié qui opposaient les équipes de l’Afrique occidentale française, notamment la Jeanne d’arc de Dakar, le foyer français de Dakar, Gorée, entre autres équipes. Selon lui, le football n’était pas développé à travers le Sénégal pendant cette période et pourtant, on ne notait pas de violences dans les stades.

« C’est la première fois qu’un tel événement se déroule sur le plan du football sénégalais »

Revenant sur les événements de Demba Diop, l’homme consensuel déclare : « Je dois vous dire que depuis avant et après les indépendances, c’est la première fois qu’un tel événement se déroule sur le plan du football sénégalais. Pourtant à Mbour comme à Ouakam, on y trouve beaucoup de Lébous. Ce sont tous des parents. Donc, ce qui s’est passé est déplorable. Par ailleurs, j’ai toujours alerté l’opinion parce que j’ai constaté qu’il n’y a plus d’éducation de base au Sénégal. Nos enfants doivent être bien éduqués parce que c’est eux l’avenir ». A l’en croire, le Président Lamine Guèye, non moins premier avocat noir de l’Afrique occidentale, disait que  « s’il y’a des violences dans le football, ce n’est plus du football ». C’est sur ces entrefaites qu’il lance un appel aux autorités judiciaires et au gouvernement de prendre des mesures pour que de tels événements ne se reproduisent plus. Mais aussi, de tout faire pour que la lumière soit faite sur cette affaire. Tout de même, El Hadji Mansour Mbaye a salué la mesure prise par le Président Sall après les événements, interdisant toutes manifestations sportives.

« Chacun peut appartenir à un parti, battre campagne sans faire de violences »

Le second point de la sortie du médiateur social a été consacré aux violences électorales. Car, en cette période de campagne électorale, des violences sont notées un peu partout. Des gourdins, des couteaux et même des armes à feu sont utilisés par les politiciens. Sur ce, El Hadji Mansour Mbaye a appelé au calme et à la sérénité. « Ce que nous savons de la politique, de 1945 à nos jours, c’est que c’est Lamine qui a amené Senghor et ils étaient tous du parti socialiste. Senghor est parti en 48, mais il y avait toujours la paix entre eux. Chacun peut appartenir à un parti, battre campagne, mais on n’a pas besoin de ces violences. Parce que le Sénégal a atteint un certain niveau de démocratie, on est une référence. Même les écoles qui étaient sur l’Afrique occidentale française prenaient leurs instituteurs au Sénégal. Pour le commerce qui était géré à l’époque par les Français, si on avait besoin d’un grand gérant honnête et tout, on venait au Sénégal. Sur le plan syndical, tout le monde prenait l’exemple sur nous. Donc, ces événements montrent une mauvaise image de notre pays. Et c’est à bannir », a-t-il déclaré. Avant de conclure que pour cette dernière semaine de campagne : « je lance un appel à la sérénité. C’est Dieu qui décidera de qui va gagner. Ce que nous devons faire, c’est aller retirer nos cartes et voter tranquillement sans faire de violence ».

Cheikh Moussa SARR

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Un commentaire

  1. OUI MAIS FINI LE MASLA,IL EST TEMPS DE SEVIR CONTRE LES FAUTEURS DE TROUBLES.