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VIOLENCE FAITES AUX FEMMES- Louga se mobilise

La violence à l’égard des femmes et des filles demeure un fléau qui entraîne des coûts et des conséquences dévastatrices sur la vie des survivantes, pour la société et l’économie. La violence basée sur le genre constitue non seulement une violation flagrante des droits de l’homme, mais aussi une expression des inégalités sociales qui existent entre les hommes et les femmes. En effet, la violence à l’égard des femmes et des filles peut avoir de graves conséquences sur leur santé et limiter leur épanouissement dans les domaines de la vie publique ou privée. Hier, toutes les femmes de la capitale du Ndiambour derrière l’Onu-Femmes qui a lancé dans la région une grande campagne « Oranger le Monde », « ont décidé de manifester leur engagement pour éradiquer ce fléau. Ce, en organisant une journée de sensibilisation et d’information doublée d’un panel marquant la fin de la campagne des 16 jours d’activisme pour l’élimination des violences basées sur le genre qui avait pour thème « La paix dans les foyers et la paix dans le monde : une éducation pour tous ».

D’après la Directrice régionale d’Onu-Femmes, Mme Diana Ofwona, l’accent doit être mis sur la prévention pour mettre fin à la violence faite aux femmes. « Même s’il n’existe pas de solutions uniques à un problème aussi complexe que celui-là, il est de plus en plus clair qu’ensemble des actions peuvent être entreprises afin d’éliminer la violence », déclare-t-elle. Ce qui pousse la représentante du gouverneur de la région de Louga, Mme Aissatou Touré, devant toutes les femmes de la région, de renouveler l’engagement de la structure qu’elle représente à  œuvrer pour mettre fin à toute forme de violence à l’égard des femmes et des filles. Les violences sexuelles particulièrement les viols sont assez répandus avec un constat prononcé chez les femmes et les filles qui figurent parmi les victimes des abus sexuels (viols individuel, collectif et même conjugal, harcèlement sexuel, attentat à la pudeur, détournement de mineures, attouchements…) Le ministre de l’Élevage, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, sous sa casquette d’activiste, est venue soutenir ses sœurs. « On doit arrêter de violenter les femmes. Notre combat est unique. Les femmes jouent un rôle important au sein des familles et de la société », clame-t-elle. Et la directrice du projet  Geld, Mme Dieynaba Dia, de marteler : « Je pousse les femmes victimes de violences à aller chercher un certificat médical et aller porter plainte pour réparation de leurs torts. Il ne faut pas avoir peur de la société. Il faut avoir un esprit de dépassement. La violence à l’égard des femmes et des filles reste l’un des problèmes majeurs au Sénégal ».

Sidy Thiam

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