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Violent incendie dans une usine de la Zone Franche Industrielle Les dégâts matériels sont estimés à plus de 500 millions

La zone franche industrielle a été, hier, le théâtre d’un grave incendie. Le feu qui s’est déclaré dans une usine de friperie dans la matinée n’a pu être maîtrisé que vers 15h. Les éléments détachés au niveau de la zone franche industrielle ont été impuissants devant l’ampleur du phénomène. Après le renfort des sapeurs-pompiers de Rufisque et de Guédiawaye, il a fallu l’arrivée des éléments de la caserne de Malick Sy de Dakar et l’intervention des agents de la marine française pour arriver à bout de l’incendie.

Source L’Observateur
La zone franche industrielle a été, hier, le théâtre d’un grave incendie. Le feu qui s’est déclaré dans une usine de friperie dans la matinée n’a pu être maîtrisé que vers 15h. Les éléments détachés au niveau de la zone franche industrielle ont été impuissants devant l’ampleur du phénomène. Après le renfort des sapeurs-pompiers de Rufisque et de Guédiawaye, il a fallu l’arrivée des éléments de la caserne de Malick Sy de Dakar et l’intervention des agents de la marine française pour arriver à bout de l’incendie.

La West African Textiles Recyclers (Water) est installée depuis près de trois ans à la zone franche industrielle. La société s’active dans le commerce de friperies et l’exportation de chiffons industriels vers les Etats-Unis. Ce mercredi 09 mai, le propriétaire, Dame Diané, a assisté impuissant, à la perte de plus de 500 millions. Selon lui, c’est un court-circuit qui a causé l’incendie, au moment où des employés étaient en train de réparer, au sein même de l’entrepôt, une fourchette. Il s’agit des engins utilisés pour charger et décharger le matériel. Dame Diané refuse pourtant de parler de négligence. Pour lui, il s’agit plutôt d’un «accident fatal». Selon certains renseignements recueillis sur place, le feu s’est déclaré entre 9 h et 10 h. C’est la fumée qui a alerté le voisinage. Le ciel était tellement noir, ont affirmé certains témoins, qu’on aurait dit qu’on était en plein hivernage et qu’il allait pleuvoir. La fumée a commencé à indisposer les travailleurs des usines de mèches Nina et Linda qui ont dû libérer leurs employées. Les voisins immédiats ont aussitôt accouru pour prêter main-forte à la Water. «Mais le feu était trop fort pour nous, a déclaré l’un d’eux. Nous avons dû abandonner et attendre l’arrivée des sapeurs-pompiers». Ceux-ci sont arrivés près d’une heure après le début de l’incendie, a déclaré le propriétaire, confirmant les témoignages recueillis sur place. «Ce sont les éléments détachés au niveau de la zone franche qui sont arrivés en premier. Mais comme ils n’avaient pas le matériel nécessaire, il a fallu attendre le renfort en provenance de Rufisque et Guédiawaye». A 13h, malgré le nombre impressionnant de matériel sur place (cinq véhicules légers d’intervention diverses et six camions citernes de trente mille litres), ainsi que le nombre d’éléments qui s’activait autour du bâtiment, le feu prenait de plus en plus d’ampleur. A certains endroits, la chaleur avait occasionné des trous énormes dans le mur. La toiture, quant à elle, n’a pas résisté longtemps. « A plus de 800 degrés, le zinc ne résiste pas », renseigne un sapeur-pompier. La pression des tuyaux semblait toutefois dérisoire face aux flammes gigantesques qui se dégageaient des ballots de tissus étroitement amoncelés dans le hangar. C’est un peu plus tard avec l’arrivée des éléments de la caserne Malick Sy et ceux de la marine française, qu’il y a eu de réels progrès. Leurs fourgons-pompes, beaucoup plus puissants, ont tôt fait de venir à bout des flammes incandescentes, qui avaient alors envahi tout l’entrepôt et une partie des bureaux. Le colonel Diène Faye, chargé de la communication du service national des sapeurs-pompiers, a expliqué la résistance du feu par l’amas important de textile. Mais aussi par la taille du bâtiment de 3200 m2 sans compartimentage, qui ne dispose que de deux portes. «S’il avait été disposé par compartiments on aurait pu maîtriser l’incendie avant qu’elle en n’atteigne un autre», dit-il. Mais dans un espace clos le feu se propage rapidement. A quinze heures, on apercevait encore quelques flammes à l’intérieur et les hommes du feu s’activaient toujours. Cependant, a assuré le commandant Diène Faye, «On peut dire que le feu est déjà éteint. En ce moment, ça charbonne, mais il n’y a plus de risque de propagation». Il a précisé qu’il y a eu deux blessés légers, un pompier et un travailleur de l’usine.


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