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Visite de l’ambassadeur de France à Matam

La coopération franco-sénégalaise renforcée : L’ambassadeur de France au Sénégal a séjourné pendant vingt-quatre heures dans la région de Matam. Une visite qui entre dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays. Tour à tour, André Parant a inauguré des ouvrages à Sadel, Ourossogui et Odobéré.

Source : Walf Fadjri

L’ambassadeur de la République française a effectué une visite de travail, avant-hier, dans la région de Matam. Cette visite entre dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays. A sa descente d’avion à l’aérodrome de Ourossogui, la première étape a été consacrée au village de Sadel situé à près de 30 km de la commune de Matam. Dans cette partie communément appelée le Daandé Maayo, il devait inaugurer le réseau d’adduction d’eau potable sur financement émigrés de la zone, avec l’appui de la France. C’est un branchement qui s’étale sur un réseau de 7 km de tuyaux pour un financement de 20 millions de francs Cfa. Le projet a aussi bénéficié d’une subvention du Fonds de solidarité prioritaire, ainsi que des partenaires de la France comme le Conseil régional de l’Ile de France.

Un projet qui vient à point nommé, selon les populations de la localité. ‘Ce projet vient à son heure dans la mesure où les populations de la localité éprouvaient d’énormes difficultés pour se procurer de l’eau potable. D’abord, il y a le facteur de la pauvreté. Ensuite, l’eau que nous tirons du fleuve n’est pas potable. Ce projet va donc permettre aux habitants d’éviter de faire plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau et les femmes de leur côté vont se lancer dans des projets comme le maraîchage et d’autres activités agricoles’, dira Kalidou Soumaré, président de l’Association des ressortissants de Sadel basés en France.

A côté de ce projet, les populations n’ont pas manqué de souligner des doléances. Dans le domaine de la santé, le seul poste de santé ne suffit pas pour les populations qui, parfois, sont obligées d’aller à Bokidiawé ou à Doumga Ouro Alpha, distants d’une vingtaine de kilomètres. ‘Nous allons nous battre pour régler ces problèmes liés à la santé, mais d’ores et déjà, nous lançons un appel à l’Etat afin que les problèmes liés à l’éducation soient également résolus. Il y a aussi le fait que les élèves, une fois arrivés en classe de sixième, abandonnent les études, car n’ayant pas de collège. Ils sont contraints de se déplacer sur le village de Nguidjilone et, une fois là-bas, s’ils n’ont pas de tuteurs, ils vont abandonner’, a ajouté Kalidou Soumaré.

Après le village de Sadel, la délégation de l’ambassadeur de France s’est aussitôt rendue à Ourossogui pour l’inauguration du marché central de ladite commune. Un ouvrage qui est une action concrète de la coopération décentralisée et cofinancé par le Conseil régional Rhones Alpes et par la coopération française, et appuyé par l’Association Ardéche Drome Ourossogui-Sénégal. Ce projet entre dans le cadre plus global de l’accord de partenariat très dynamique qui a été mis en œuvre depuis l’année 2003 entre le Conseil régional Rhone-Alpes et le Conseil régional de Matam. Pour un coût global de 500 millions de francs Cfa, ce marché va permettre à la commune de Ourossogui de développer des activités économiques, la création d’emplois et la génération de revenus pour lutter contre l’exode rural et contre la pauvreté. Ce qui fera dire à Abdourahim Agne, ministre de la Coopération internationale décentralisée, que ‘tous les efforts nécessaires seront déployés pour soutenir la coopération entre le Sénégal et La France, mais aussi et surtout mettre en place des moyens suffisants et efficaces afin d’aider les populations de la région de Matam à ficeler des projets fiables’. Une occasion pour le maire Djiby Basse de se féliciter des efforts fournis aussi bien par le Conseil régional de Matam que par la coopération française. Les commerçants de leur côté saluent ce beau geste, mais demandent à ce que les prix des cantines soient revus à la baisse par les autorités communales de Ourossogui.

Ensuite, la délégation s’est rendue au village d’Odobéré, dans le cadre de l’inauguration du centre Aden pour l’accès à l’internet en zone rurale. Un centre qui permettra sûrement à ces nombreux élèves qui étudient dans le Daandé maayo de se surfer facilement sur l’internet. ‘Désormais, on n’a pas besoin d’aller jusqu’à Matam ou Ourossogui pour taper nos textes et c’est une occasion d’initier nos élèves sur l’internet’, a dit Moussa Sow, professeur au collège de Odobéré. Selon les informations que nous avons reçues, ce centre est le deuxième au Sénégal qui est ouvert après celui de Coubanao en Casamance. L’amassadeur André Parant était accompagné d’une forte délégation parmi laquelle le ministre Lamine Bâ.


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