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Visite des chantiers de la mosquée de la Divinité–Pont de Ouakam : Des murs en gabion et des talus de déblai pour dompter la nature

Il n’était pas évident, reconnaissent les responsables de Eiffage Sénégal de réaliser le tronçon routier Place de la Bienvenue-pharmacie des Mamelles sans dompter l’environnement. Lors d’une visite guidée effectuée hier sur le chantier, l’on aperçoit que cette zone montagneuse et rocheuse où se dresse aujourd’hui le pont de Ouakam a été bitumée après l’élévation au niveau du camp des Mamelles de talus de déblai et au niveau de la mosquée de la Divinité de mûrs en gabion.

source : walfadjri
C’est à bord de deux bus ou parfois à pied que les invités (autorités étatiques, institutions financières et journalistes), de Eiffage Sénégal ont découvert, hier, les travaux menés le long du tronçon de la Place Bienvenue–Pharmacie des Mamelles d’une longueur de quatre kilomètres. Cette visite guidée par le directeur des travaux dans les chantiers de l’Anoci de Eiffage Sénégal, Alioune Touré, sur le chantier, montre la réalisation du pont en béton de Ouakam, de trois mûrs armés en gabion qui longent la mosquée de la Divinité et les talus de déblai du giratoire entrée du camp Mamelle.

Ce chantier, qui est l’un des deux chantiers qu’exécute l’entreprise Eiffage Sénégal pour l’Anoci, s’est présenté comme le plus difficile du fait de l’environnement latéritique des lieux. Alioune Touré, qui reconnaît les difficultés, estime que ‘pour pérenniser les travaux routiers, il fallait dompter la nature en faisant face au phénomène d’érosion sur les mamelles.

Mais aussi aux ruissellements des eaux liés aux fortes pluies’. Ce qui a nécessité sur la moitié du premier tronçon visité qui s’étend de la mosquée de la Divinité à la pharmacie des Mamelles long d’1 km 458 précisément au niveau du giratoire entrée du camp Archinard (camp militaire des Mamelles) la construction de talus de déblai. La partie instable, explique M. Touré, de cette partie de la montagne qui se situe juste au-dessous du monument de la Renaissance a été ainsi protégée. En plus, pour faire face à cette zone particulière rocheuse et montagneuse des gardes corps en pierre de Rufisque longent les cimetières de Ouakam au pont du village du même nom. Les gardes corps sont réalisés par une main-d’œuvre locale en l’occurrence les jeunes de Ouakam.

Les travaux sur le pont de Ouakam, dont la fin est prévue pour quelques jours (le 20 janvier 2008), déclare le responsable de terrassement de Eiffage Sénégal, surplombent le village et donnent une vue panoramique sur la zone. Si les journaliers des gardes corps trouvés en plein travail déclarent percevoir la somme de deux mille francs par jour pour les travaux exécutés sans problème, ceux du tronçon de la mosquée de la divinité qui dressent les mûrs en gabion, n’ont pas voulu donner le montant de leur gain.

Ces ouvriers, qui ont reçu les hôtes de Eiffage Sénégal pour la seconde étape de cette visite guidée, bénéficient d’un statut beaucoup plus confortable. Contractuels de ex-Fougerolle depuis six mois et jusqu’à la fin des travaux prévus à mi-février, ces jeunes ouakamois au nombre de quarante ont reçu une formation de quinze jours pour réaliser les mûrs en gabion.

Il s’agit des trois mûrs armés en gabion de type terramesh de huit cents mètres de longueur et de quinze mètres de hauteur. ‘Ces travaux qui sont construits tout au long de la mosquée de la Divinité, explique Alioune Touré, sont formés de cages en fil de fer rempli de cailloux basaltiques en provenance des carrières’. Mais, reconnaît-il, ‘c’est un travail assez particulier et pénible, car monté de manière manuelle’. Une manière, souligne le président-directeur général de Eiffage Sénégal, Gérard Sénac, de participer au développement durable. Parce que, soutient-il, ‘ces mûrs en gabion sont efficaces et aussi durable que le béton. Même si le travail, une première au Sénégal, est laborieux’. Mais pour bien sécuriser les mûrs en gabion qui dégagent une esthétique remarquable, des lanières sont dressées derrière pour qu’il n’y ait pas de phénomène de basculement. Avant l’édification de ces murs, fait savoir Alioune Touré, ‘un travail de sondage géotechnique profond a été effectué pour stabiliser le sol’. Et pour finir, une porte en béton a été réalisée pour l’accès à l’hôtel de la mosquée. Le représentant de la mosquée, Mohamed Nabi Guèye, khalife de Dieu sur terre, s’est réjoui de tous ces travaux réalisés autour de la mosquée. Pour lui, d’autres travaux seront réalisés sur la mosquée de la Divinité inaugurée depuis le 1er octobre 1997 pour des travaux de construction de cinq ans. L’aménagement d’un institut islamique et d’un centre social est envisagé.


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