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VOL DE 40.000 LITRES D’ESSENCE A VIVO ENERGY 5 agents de la société et 2 vigiles risquent 3 ans de prison ferme

L’affaire du vol de 40.000 litres d’essence à Vivo Energy a été jugée, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Dakar. Si en rendant sa décision le 11 août prochain le tribunal suit le procureur dans ses réquisitions, les 7 personnes citées dans cette affaire risquent 3 ans de prison ferme.  

5 agents de la société Vivo Energy et 2 vigiles risquent 3 ans de prison ferme. Ils ont été attraits, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Dakar pour vol avec usage de moyen de locomotion et complicité. Ils s’agit des prévenus, Salif Diallo, le dispatcheur et ses complices Moustapha Ba, pompiste, Cheikh Sadibou Ashibi, contrôleur des chargements, Seydou Diawara, chargé d’inspecter les citernes, Mamadou Danfa, Chef de poste, Lamine Sané, agent de sécurité et Matar Gaye Fall, également agent de sécurité. S’agissant des faits, la direction de Vivo Energy constatant la disparition d’une citerne contenant 40.000 litres d’essence dans ses entrepôts localisés au port autonome de Dakar a servi une demande d’explication au dispatcheur. En effet, Salif Diallo est chargé de donner son avis sur toutes les rotations que les camions citernes effectuent au sein de cette structure. Dans la réponse qu’il a fourni à ses supérieurs, Salif Diallo a reconnu sans ambages le détournement des 40.000 litres d’essence avant de revenir sur les circonstances de ce détournement. Il a soutenu à la barre que c’est le pompiste Moustapha Bâ qui lui avait informé de l’existence d’une citerne de 40.000 litres d’essence non-répertoriée et que sa disparition ne se fera pas ressentir par la société. Sur ce, les différentes parties ont établies une entente pour voler ledit carburant. Ces révélations faites par Salif Diallo ont permis au directeur général de Bibo Energy de porter plainte auprès de la division des investigations criminelles et une enquête a été aussitôt ouverte. Le résultat de cette enquête a permis aux pandores de mettre la main sur les 7 individus susnommés. Pis, les enquêteurs ont découvert un compte bancaire ouvert au nom de Moustapha Bâ dans lequel il y’avait la somme de 25 millions de nos francs.

Vivo Energy réclame 40 millions à titre de dommages et intérêts

Devant les enquêteurs, les mis en cause ont tous reconnus les faits avant d’expliquer le déroulement des faits. Entendu, Dansokho a déclaré que c’est le dispatcheur qui lui a donné l’ordre de laisser sortir le camion sans bon de sortie. Même son de cloche chez Cheikh Sadibou Ashibi qui a aussi reconnu que c’est toujours le nommé Salif Diallo qui l’avait demandé de déchirer la page du registre. Pour leur part, les deux vigiles ont reconnu avoir laissé le camion sortir encore sur instruction de Salif Diallo. Cependant à la barre du tribunal correctionnel de Dakar, les prévenus ont complètement changé de fusil d’épaule en niant les faits qui leur sont reprochés. Pour se soustraire de l’action de la justice, Salif Diallo a tenté de faire croire au tribunal que c’est lui qui a monté cette histoire de toute pièce. S’agissant de l’argent trouvé dans le compte bancaire, Moustapha Ba avait déclaré devant le magistrat instructeur et devant les enquêteurs que les 25 millions provenaient de la vente de ferraille. Une activité qu’il exerce à ses heures creuses. Face au juge du tribunal correctionnel de Dakar, il a encore servi une autre version disant que cet argent vient de la commercialisation de l’anacarde. Malgré ces dénégations, la société Vivo Energy par le biais de son avocat a réclamé 40 millions à titre de dommages et intérêts. De son côté, le maître des poursuites a déclaré, sans risque de se tromper, que les prévenus sont coupables des faits qui leur sont reprochés. Sur ce, le parquetier a requis 3 ans de prison ferme contre tous. Une peine trop sévère selon la défense qui, a plaidé la relaxe.  Toutefois, le juge a décidé de mettre l’affaire en délibéré pour jugement devant être rendu le 11 août prochain.

Cheikh Moussa Sarr

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