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VOL DE PLAISIR SEXUEL DANS LES TATAS ET LES BUS Hommes et femmes s’accusent mutuellement

  • Date: 21 novembre 2015

Le vol de plaisir dans les bus devient de plus en plus fréquent. La principale cause est l’entassement des clients. Des passagers trouvés dans les arrêts de bus, pour la plupart des jeunes filles, nous racontent leur calvaire. Il y a aussi certains hommes plus ou moins jeunes qui incriminent la gent féminine.
Les voleurs de plaisir sexuel envahissent les Tata en général pour satisfaire leur libido. Leurs principales victimes sont les jeunes filles. En effet, ils profitent du nombre élevé des clients et se font passer pour l’un d’entre eux et une fois dedans, ils accomplissent leur sale besogne. Nous avons raconté Mamy, une jeune fille âgée de 22 ans, au rond point Case de Cambérène, habillée en jean taille haute. Elle nous narre ce qu’elle a subi, il y a à peine cinq jours dans le bus Tata de la ligne 29 lorsqu’elle se rendait à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). « C’est ici même que j’avais pris le bus pour aller à l’Ucad. Comme à l’accoutumée, une fois à hauteur du Collège Hyacinthe Thiandoum, le bus était rempli de monde. Un jeune homme s’était posté derrière moi et j’ai constaté qu’il était trop bavard et est même allé jusqu’à me taquiner, en me disant de bien tenir la barre avant que je ne tombe », narre-t-elle. Et notre interlocutrice de poursuivre : « De là, j’ai prêté attention à lui. Me retournant, j’ai senti qu’il frottait son sexe sur mes fesses. Je n’ai même pas réfléchi avant de lui administrer une gifle. Tout le monde était impressionné par ce geste puisque personne n’avait rien compris ».

L’habillement et le comportement des filles indexés

Mais, Cheikh Omar Sarr, un jeune carreleur, retrouvé au même endroit pense que tout cela est la faute des jeunes filles qui s’habillent comme elles veulent avec leurs tenues provocantes. « Elles vont même jusqu’à te coller cela sur le dos alors que tu n’as rien fait. Raison pour laquelle quand je monte dans un bus, je fais de mon mieux pour ne pas me mettre derrière une fille », dit-il. Par contre, le jeune homme avoue qu’il y a des gens qui passent toute la journée à voyager dans les bus rien que pour satisfaire leur libido et ces personnes n’ont pas leur place dans la société encore moins dans les bus. « L’État, plus précisément le ministre de tutelle, à savoir celui du transport public doit veiller à la sécurité des personnes pour éviter ce genre de choses puisque les transporteurs ne font rien pour lutter contre ce fléau qui gangrène les bus », préconise-t-il.
Quant au chauffeur du bus Tata de la ligne 32, il avoue qu’ils sont conscients du phénomène mais qu’ils ne peuvent rien pour pallier cette situation. « Nous ne pouvons pas être au four et au moulin en même temps. Juste pour dire que nous ne pouvons pas être au volant ou à la caisse (pour le receveur) et nous occuper de ce qui se passe dans le bus. Pour moi, c’est aux clients d’être vigilants une fois dans le bus », souligne-t-il.
Les caméras de surveillance veillent au grain dans les bus
Toutefois, ce phénomène n’est pas trop fréquent dans les bus Dakar Dem Dikk (DDD) à cause des caméras de surveillance comme le précise ce receveur qui officie dans le bus DDD de la ligne 219 qui a préféré garder l’anonymat. « Nous n’avons pas en général ce genre de problème à cause de nos vidéos de surveillance. Les chauffeurs dénoncent toujours ces genres de comportement quand ils s’en aperçoivent. Ils les signalent à travers les haut- parleurs. Ce qui dissuade les pervers », dit-il. Les hommes malintentionnés sont avertis…

Khady Thiam Coly (Stagiaire)

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