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VOLS, AGRESSIONS …. APRES LES COMBATS DE LUTTE Un rituel qui hante le sommeil des dakarois

Les actes de vol ou d’agression rythment toujours le quotidien des habitants de certains quartiers de la capitale. Notamment, pendant les grands événements de lutte que des jeunes transforment en opportunités de sales besognes. Les riverains du stade Demba Diop sont les principaux souffre-douleurs de ce phénomène.

Les violences et autres actes de vandalisme font partie intégrante du sport, disait l’autre. Mais aujourd’hui, dans la lutte, ces actes de banditisme sont en train de prendre des proportions galopantes. En effet, ils sont nombreux, ces jeunes qui, lors des grands événements de lutte, quittent chez eux pour aller entacher l’image de cette discipline bien de chez nous. Pour s’en rendre compte, il suffit qu’un combat termine pour qu’ils s’adonnent à leur sale besogne. Les habitants des quartiers environnant, à l’instar des Sicap Liberté, de Grand Dakar et autres en sont les principales victimes. Une petite promenade dans les artères de ce secteur permet d’en savoir sur ce supplice des habitants de ces quartiers, alors que certains d’entre eux sont pourtant réputés être résidentiels.

Toutes les personnes rencontrées n’ont pas manqué de se lamenter sur ce fléau imposé par ces larrons. Pape Diatta que nous avons trouvé dans atelier de tailleur, nous relate son chagrin, en ces termes : « Dès qu’on annonce des combats de lutte, au moment où les amateurs s’impatientent, nous pensons déjà à notre boulot mais aussi et surtout, à notre sécurité. C’est vraiment dramatique de loger à côté de Demba Diop ».

Et généralement, les auteurs de ces actes ne sont même pas intéressés par le combat, proprement dit. Ils n’attendent que la fin de l’événement pour ourdir leurs stratagèmes, aux abords du stade et tout le long de l’avenue Bourguiba. Ndèye Khoudia Faye, gérante de restaurant, à quelques jets de pierres de Demba Diop, dira : « ce sont généralement des jeunes venant des quartiers périphériques de Pikine, Guédiawaye … qui sèment cette terreur, ils ne suivent même pas le combat ».

Ils ont souvent comme objectif de soutirer, les pochettes et autres téléphones portables des spectateurs ou parfois, des usagers de ces artères.

Toutefois, pour se mettre à l’abri de cette terreur quotidienne, certains de ces habitants n’hésitent pas à fermer les portes de leurs maisons à double tour. « Je ne badine même pas avec ses voyous, los de chaque grand combat de lutte, personne ne sort de chez moi. Je ferme ma porte, afin que personne ne vienne nous déranger. Car, il ne se passe pas un seul événement où on n’assiste pas à des cas de vols ou d’agressions », confiera Madame Dacosta, enseignante de profession.

Mais, comme s’adapter est une nécessité vitale, tenanciers de cantines comme riverains font dans la relativisation, fermant boutique, pour regarder l’événement.

Mieux, ces populations remettent à l‘ordre du jour la question de l’arène nationale qui, jusque-là, reste encore à l’état de projet. L’arrivée du nouveau ministre des sports satisfera, peut-être cette demande. Mais, pourvu, également que ce même destin ne s’acharne pas sur d’autres citoyens.

Jacques GOMIS

REWMI QUOTIDIEN

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