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Vote du projet de loi sur le sénat : La nouvelle Assemblée nationale donne son onction

Les députés de la nouvelle Assemblée nationale ont avalisé hier le projet de loi sur la création du Sénat. Une nouvelle chambre dont le président devra suppléer le président de la République en cas de démission ou d’incapacité, reléguant ainsi l’Assemblée nationale au troisième rang dans les institutions de la République. Une prédominance que certains députés de l’opposition parlementaire ont contestée sans convaincre la majorité.

Source : Walfadjri
Les seules voix des députés Ndèye Fatou Touré, Mously Diakhaté, Ousmane Sow Huchard et Mbaye Niang n’ont pas su s’imposer face à l’écrasante majorité des députés de la mouvance présidentielle qui ont tous donné leur onction au projet de la loi sur le Sénat. En effet, sur les 121 votants, le texte de loi n’a enregistré que 4 voix contre et une abstention. Mais, même minoritaire, l’opposition parlementaire a tenu à se faire entendre, estimant ‘inopportune’ la création du Sénat. ‘Beaucoup de Sénégalais considèrent le Sénat comme une institution inutile, budgétivore’, a souligné le leader du Mrds, Imam Mbaye Niang, qui relève une autre préoccupation de fond : ‘C’est la prédominance de la nouvelle institution sur l’Assemblée nationale dont les représentants sont pourtant élus au suffrage universel direct comme le président de la République’. Pour sa part, le député indépendant Ndèye Fatou Touré souligne que la seule préoccupation du pouvoir en place, c’est ‘d’installer un Sénat au moment où notre pays traverse des difficultés sur plusieurs plans’.

Des arguments que tous les députés de la majorité ont balayés d’un revers de main, mettant en avant l’aspect démocratique que présente la mise en place de la nouvelle chambre. ‘Le Sénat est une Assemblée d’intégration où seront représentées toutes les couches de la population’, explique Ibra Diouf Niokhobaye. Tout comme Youba Sambou qui estime que ‘si la création du Sénat peut garantir la stabilité et la paix dans notre pays, il est important d’avoir cette institution et je la voterai’.

Pour Me Ousmane Ngom, la création du Sénat est une ‘opportunité sociale, politique et démocratique. Le peuple ne peut s’exprimer que s’il est bien représenté pour faire prendre en charge ses préoccupations par les Assemblées’. Le Sénat, ajoute le ministre de l’Intérieur, ‘vient corriger l’implaccabilité du suffrage universel, car cette chambre sera composée d’élus représentants tous les segments de notre société’, Ainsi, explique le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, ‘les minorités, les couches défavorisées, les groupes socio-professionnels, les couches les plus fragiles… seront représentés. Ce qui aurait pu ne pas être le cas si les 100 sénateurs étaient élus au suffrage universel direct’.

Quant à l’opportunité d’organiser rapidement les élections sénatoriales, Me Ousmane Ngom indique que ‘la concordance entre les différents mandats électifs nationaux exige la mise en place immédiate du Sénat pour offrir au pays une visibilité institutionnelle sur une longue durée, permettant à tous de se mettre au travail. D’où l’option du président de la République de regrouper autant que faire se peut les différentes élections nationales, ce qui permet, du reste, à l’Etat de faire des économies substantielles dans l’acquisition du matériel électoral’.

Sur les cent sénateurs, seuls 35 seront élus au suffrage universel indirect. Les 65 seront nommés par le président de la République. Le collège électoral pour ce scrutin sera composé des élus (députés, conseillers régionaux, conseillers municipaux et ruraux). Seulement, comme le stipule la loi, ‘aucun électeur ne peut se prévaloir de plusieurs mandats électifs pour voter plus d’une fois dans le même scrutin’. Et contrairement aux autres élections, la campagne électorale pour les sénatoriales ne devra durer que quinze jours.


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