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Wade : «Je vais empêcher le départ des clandestins et, s’ils partent, je les ferai revenir»

Le président de la République, Abdoulaye Wade, s’est engagé, lundi à Dakar, à ‘empêcher’ le départ des jeunes candidats à l’émigration clandestine, ajoutant que si par extraordinaire ils parviennent à partir il les fera ‘revenir’ au Sénégal.

Source : Walfadjri
‘Nous les empêcherons de partir. Et s’ils partent, nous allons les faire revenir’, a martelé Abdoulaye Wade qui présidait hier la cérémonie d’ouverture du 3e forum annuel de la Renaissance des femmes de l’Afrique de l’Ouest (Rafao). Cette rencontre à laquelle participent des représentants des quinze Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) prend fin ce mardi. Elle porte sur le thème de ‘L’émigration clandestine de la jeunesse ouest-africaine : la voix des femmes’.

Abdoulaye Wade a toutefois indiqué que davantage de ‘mobilité’ des populations africaines à l’intérieur du continent peut contribuer à lutter contre l’immigration clandestine, relevant que cela ‘est un facteur de croissance économique’. ‘La France, l’Espagne et tant d’autres pays ont besoin d’employés africains. Mais il faut que la migration soit organisée et qu’on encourage la mobilité. C’est un facteur de croissance’, a dit le président Wade ‘Il faut que les Africains se déplacent à l’intérieur de l’Afrique’, a suggéré M. Wade.

‘Nous avons besoin de nos jeunes pour construire nos pays. Nous voulons réduire au strict minimum le drame de l’immigration’, a, pour sa part, déclaré la présidente de la Rafao, Khady Fall Tall, proposant que ‘la question de l’emploi’ soit davantage prise en compte par les pays membres de la Cedeao en vue de réduire les flux d’émigrants clandestins. ‘Il ne s’agit pas pour nous de tenter de stopper l’émigration, mais de jouer un rôle d’interface entre les gouvernements et la jeunesse’, a-t-elle précisé. ‘C’est un non-sens économique et social que de laisser les femmes au bord de la route dans la résolution des questions de migration’, a estimé la directrice adjointe de l’Organisation internationale des migrations (Oim), Ndioro Ndiaye. L’émigration n’est pas seulement ‘porteuse d’inconvénients’, selon Mme Ndiaye pour qui, ‘il faut aussi parler et convaincre des bienfaits de l’émigration à l’intérieur de l’Afrique et entre l’Afrique et le reste du monde’. Elle a invité les Etats de la Cedeao à ‘renforcer la mobilité interne dans l’espace ouest-africain’.

‘Les pays d’origine et les pays d’accueil – des émigrés clandestins – doivent trouver ensemble des politiques cohérentes et transparentes d’émigration, des politiques économiquement et politiquement acceptables’, a suggéré le directeur exécutif du Bureau international du travail (Bit), Assane Diop. Le phénomène de l’émigration est, en partie, engendré par ‘la concurrence impitoyable de la mondialisation’, a analysé M. Diop qui réclame, auprès des Etats ouest-africains, des politiques d’émigration à même d’aider ‘les migrants à faire valoir leurs droits et ceux de leurs familles’. ‘Il faut promouvoir le dialogue social et en faire une option gagnante pour les pays d’accueil et les pays d’origine, rendre plus facile la mobilité de la main-d’œuvre en Afrique de l’Ouest’, a encore proposé le responsable du Bit.


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