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Wade fait le procès d’une « fraude générale planifiée» -Par Momar Dieng-

Pour sa première rencontre très attendue avec ;a presse dix jours après des élections législatives contestées, Abdoulaye Wade n’a pas pris de gants pour livrer sa lecture des scrutins du 30 juillet, en compagnie de ses alliés de la coalition Wattu Senegaal.

Révélant la publication prochaine d’un «Livre blanc» qui fait le monitoring de l’ensemble du processus électoral, le chef du Pds a dénoncé «une mascarade électorale qui n’a rien d’une élection préparée.» Il ne fait pas de doute à ses yeux que «c’est une fraude générale planifiée» qui a été mise en œuvre pour faire gagner le camp du Président de la République. Conséquence de cette position politique : Wade et ses alliés demandent l’annulation totale des législatives et l’organisation de nouveaux scrutins.

Il s’ensuivrait alors, selon eux, une reprise concertée des inscriptions au fichier électoral qu’ils considèrent comme un instrument ayant servi à la fraude, et l’implication d’observateurs internationaux indépendants et crédibles.

En outre, ils exigent le renvoi de la société malaisienne Iris, adjudicataire du marché des cartes d’identité biométriques et d’électeur, par une entreprise bien identifiée et disposant de solides références au niveau mondial. L’objectif est d’arriver à obtenir un fichier électoral fiable et sans contestation.

Au regard de la polémique qui a opposé la coalition Taxawu Senegaal au pouvoir à Dakar, Abdoulaye Wade et compagnie entendent également faire supprimer toutes possibilités d’utilisation des récépissés d’inscription et des ordres de mission.

C’est sur la base de ses revendications que l’ancien chef d’Etat a décidé de ne plus prendre part à des concertations et élections organisées par Macky Sall sur la base du système «failli» en vigueur durant les législatives du 30 juillet.

Par ailleurs, Me Wade a indiqué que son retour au Sénégal après trois ans d’absence a permis au Parti démocratique sénégalais, «son» Pds, a été utile. «Si je n’étais pas venu, que se serait-il passé», s’est-il interrogé.

«Si nous n’avons pas pu gagner, a-t-il ajouté, c’est parce qu’il n’y avait pas d’élections. Ma conviction est que s’il y avait des élections normales au Sénégal (ce 30 juillet 2017), c’est le Pds et ses alliés qui seraient très loin en tête. Macky Sall, son parti et ses alliés seraient à la troisième place.»

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