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Révélation d’informations confidentielles et de secret défense : « Wikileaks » est dans nos murs

  • Date: 5 février 2016

La liberté d’informer, une des plus grandes conquêtes démocratiques de tous les temps est en train de connaitre un glissement dangereux vers celle de désinformer. Les nouvelles technologies de l’information aidant, n’importe quel individu peut créer son site ou son blog et s’adresser à tous en leur donnant des informations avérées ou fausses.

Qu’importe la teneur de l’information, son caractère sensible ou non, privé ou personnel. Les digues de protection de la vie privée sont toujours repoussées. Le lynchage médiatique touche tout le monde. Ainsi, même les États ne sont pas épargnés. Le secret d’État, la raison d’État, le secret défense sont mis à rude épreuve par une liberté d’informer qui est finalement devenue une arme redoutable pour des règlements de comptes en tous genres.

C’est ainsi que les relations entre le Sénégal et le Maroc sont mises à rude épreuve par la publication dans les sites d’information de documents estampillés « confidentiels » qui seraient tirés d’un site de sahraouis-marocains. Il ressort, en effet, de leurs publications des accusations graves contre le Ministre Mankeur Ndiaye en charge de la diplomatie sénégalaise qui a mis tout son énergie à expliquer qu’il n’a pas tendu les mains aux autorités marocaines pour des billets de La Mecque comme le site l’a laissé entendre. L’Ambassadeur du Maroc a, de son côté, fait publier des communiqués de démenti alors que tout le monde sait que le mal est déjà fait.
Un mal qui, apparemment, a semé ses graines dans ses relations entre le Sénégal et le Maroc. Figurez-vous que d’autres révélations toutes fraîches, font état d’achat par le Sénégal de drones de guerre à Israël. Une opération commerciale qui a aussi fait l’objet d’un câble par l’Ambassadeur du Maroc et dont le document a été in extenso publié dans la presse.

Des secrets-défense ainsi révélés, un document « confidentiel » de l’Ambassade qui traine dans le net, c’est assez préoccupant dans ce contexte de lutte contre le terrorisme. C’est Wikileaks à la Sénégalaise dont Assange le fondateur est justement sous le coup d’un mandat d’arrêt qui pourra justifier son arrestation, aujourd’hui, refugié qu’il était depuis trois ans à l’Ambassade d’Équateur à Londres.

Le Sénégal n’était nullement dans les dispositions de rendre publique l’information sur l’acquisition de ces drones. Pas plus que le Maroc dont l’Ambassadeur ne fait que son travail d’information de sa hiérarchie sur le pays d’accréditation. Et que du reste, font toutes les Ambassades qui ont leurs propres canaux d’information.

Toutefois, le mal est encore fait et on peut se demander jusqu’où iront les auteurs de ces révélations, entre autres questions. Car personne ne peut dire à l’heure actuelle, la quantité d’informations que détiennent ces « Julian Assange ». Il est aussi étonnant que de telles informations aussi sensibles puissent échapper aux services de l’Ambassade et atterrir entre les mains de ceux qui ont été qualifiés par l’Ambassadeur comme des gens qui essayent de torpiller les relations historiques et séculaires entre le Maroc et le Sénégal.

S’il s’agit de Sahraouis hostiles au processus de règlement de la question qui concerne leur peuple, ils n’hésiteront pas à continuer à diffuser des informations dans le but de semer le trouble.

Stopper l’hémorragie

Il est alors étonnant que ni le Sénégal ni le Maroc n’aient actionné les mécanismes judiciaires de routine pour arrêter de telles fuites. S’il y a de la désinformation, la révélation de secret défense, la détention et la publication de documents confidentiels, les tribunaux peuvent être saisis, les auteurs traqués et poursuivis en justice.

Les communiqués de démenti sont des mécanismes de réaction qui ne peuvent nullement dissuader les auteurs d’actes qui manifestement, s’inscrivent dans une dynamique de guerre. Or, comme dans toute guerre, la communication a son importance. Les différents protagonistes font tout pour maitriser l’information ou le renseignement. Il est aussi important pour eux de maitriser la désinformation dans le dessein de semer le doute et la peur dans les rangs ennemis. C’est pourquoi, l’hémorragie ainsi créé dans les relations entre le Sénégal et le Maroc ne saurait être stoppée par de simples démentis.

Rappelons, en effet, qu’ à propos des méthodes de riposte pour arriver à bout de Wikileaks, il a été mis en place un système de blocus financier par Visa, Mastercard, Bank of America, PlayPal et Western Union. Ce système a été tellement efficace que l’organisation a reconnu avoir perdu 95% de ses ressources financières.

L’autre aspect du plan de riposte a été de lui faire subir une attaque par déni de service. Il s’agit, en fait, d’une « DDos attack » destinée à empêcher les internautes à se connecter au site.
S’agissant des médias locaux qui relaient ces informations, il serait intéressant pour de mettre en place un système interne de filtrage afin de passer sous silence des informations qui pourraient gravement porter atteinte à la sécurité des Sénégalais.

Assane Samb

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