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WOOR GALLE : Sira Ndiaye, la punition et le piège de l’eau

Comparée à certains «has been», la jeune fille est encore une inconnue du «who’s who» politique national. Mais la député(e) est l’une des petites célébrités de la douzième législature sénégalaise. Responsable de l’Alliance pour la République (Apr) dans la commune de Mbour et membre du Directoire national du parti présidentiel, Sira Ndiaye est de la race des parlementaires querelleurs, des élus du peuple qui défendent leurs idées comme on défend sa bassine à la borne fontaine. Sans épate ni esbroufe. C’est la politique sénégalaise qui en demande des comme ça et la Mbouroise, qui a très tôt compris le deal médiatique, ne se fait pas prier quand l’union fait la… farce et que sonne l’heure du jeu de la criée partisane.  Seulement, passé la place Soweto, Sira Ndiaye redevient la timide fille de Mbour, cette môme éduquée à l’ancienne et qui a très souvent mordu aux pièges formateurs de ses parents. Elle raconte : «Comme tout adolescent, j’ai fait du Woor Gallé. J’ai appris à jeûner à l’âge de 10 ans. Un jour, mon grand père paternel, qui s’appelait Khary Ndiaye, nous avait punis, mes frères et moi, dans une chambre de la maison. Il était midi passé et il nous avait enfermés avec un seau rempli d’eau. Il faisait très chand dedans et j’avais très soif. J’ai essayé de ne pas céder à la tentation, mais à un moment donné, je n’en pouvais plus. Je me suis agenouillée devant le seau et j’ai commencé à boire comme un animal. Malheureusement pour moi, c’était un piège. Mon grand-père avait fait exprès de mettre le seau dans la chambre. Vers 17h, quand on nous a demandé de sortir, presque tout le monde souffrait, sauf moi. J’étais très en forme. Je courais dans toutes les directions et automatiquement, mon grand-père a compris que j’avais mordu à l’hameçon. Il m’a appelée pour me poser un tas de questions. Et quand il m’a demandé si sincèrement j’avais coupé mon jeûne,  j’ai répondu par l’affirmative. Heureusement pour moi, je n’ai pas reçu de correction, parce que j’avais dit la vérité. Mon grand-père m’a fait la morale, avant de me dire de ne plus jamais faire une telle chose.»

L’Obs

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