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XENOPHOBIE, RACISME, SEGREGATION Quand Trump ressuscite les suprématistes blancs

Depuis l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, les actes racistes et xénophobes se multiplient dans tout le pays. Le rassemblement de groupes d’extrême droite à Charlottesville qui a abouti a des morts d’hommes traduit le mal profond que vit les USA.
Il fut une époque où la stigmatisation des pays africains et asiatiques était la chose la plus partagée par les «Grandes démocraties occidentales». Une appellation, somme toute, trop pompeuse que l’Europe et l’Amérique ont, pendant longtemps, réservé à leur seule sphère géographique et civilisationnelle. L’autre partie de l’humanité étant tout simplement considérée comme les damnés de la terre assimilés par les plus téméraires à des êtres biologiquement sous évolués. Aujourd’hui, une analyse des aspects de la géopolitique internationale laisse paraître des évolutions qui méritent bien de s’y attarder. En effet, au moment où les pays d’Asie du Sud-est, de l’Afrique et de l’Amérique du Sud entrent de plain pied dans la démocratie, «les Grandes démocraties occidentales» se permettent des ballades soutenues dans la cour des damnés. L’exemple des Etats Unis, cette autre patrie de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, cette impérialiste, enseignante de la démocratie et de l’évolution sociopolitique, est, par ces temps qui courent, terriblement renversant. En effet l’administration Trump est accusée d’avoir entrepris des actions honteuses xénophobes. Croix gammée et slogan nazi tagués sur une devanture de Philadelphie, chants xénophobes entonnés un lycée de New York, lettres de menaces distribuées dans les boîtes aux lettres, injures envahissant les campus universitaires… Des violences mortelles ont éclaté, le 12 août, lors d’un rassemblement de groupes d’extrême droite à Charlottesville. Tout ca s’est passe sous l’administration Trump. Et la timide et tardive condamnation de Donald en dit long sur sa responsabilité dans le climat de racisme qui sévit aux États-Unis. « Si cette déclaration a sans doute trop tardé à venir, elle apparaît surtout forcée », argumente des analystes politiques sur France 24. Certes par calcul politique, car Donald Trump doit ménager cette partie de son électorat. L’ancien chef du Ku Klux Klan, David Duke, qui a souvent répété son soutien au candidat républicain pendant la campagne, ne s’est pas gêné pour le lui rappeler. «Regardez-vous bien dans le miroir, et souvenez-vous que ce sont les Blancs américains qui vous ont élu, pas les gauchistes radicaux », a-t-il averti sur Twitter. Pour dire combien il avait pu compter sur le soutien de l’extrême droite. Pendant toute la campagne, Donald Trump a savamment entretenu une ambiguïté avec ces partisans de l’extrême droite, flirtant avec eux. Avec Trump, le pays de l’Oncle de Sam nage, aujourd’hui, dans les eaux troubles du recul démocratique voire de l’obscurantisme.

Mouhamadou BA

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