21 octobre, 2014
Accueil » SPORT » YAYE FATOU DIAGNE MARRAINE DE BASKET A ZIGUINCHOR: «Mieux vaut miser sur le sport que de parrainer des Sabars »
YAYE FATOU DIAGNE MARRAINE DE BASKET A ZIGUINCHOR: «Mieux vaut miser sur le sport que de parrainer des Sabars »

YAYE FATOU DIAGNE MARRAINE DE BASKET A ZIGUINCHOR: «Mieux vaut miser sur le sport que de parrainer des Sabars »

Ancienne joueuse de la Sonacos de Ziguinchor, Yaye Fatou Diagne Niasse a été choisie par l’Association pour le développement de Ziguinchor, comme la marraine des finales, juniors filles et garçons. L’ancienne meneuse, touchée par la situation du basket à Ziguinchor, rappelle aux autorités qu’il vaudrait mieux miser sur le basket que de parrainer des Sabars.
Œuvrant dans l’ombre, depuis des années, pour la bonne marche du basket des jeunes, particulièrement, la petite catégorie, Yaye Fatou Diagne Niasse s’est dit émue par le choix porté sur sa personne par les responsables des jeunes de la région. « C’est un grand plaisir d’avoir été choisie comme la marraine de ces finales de petite catégorie. Je suis contente dans la mesure où j’ai été basketteuse dans le passé. Je ne suis pas la plus méritante, certes mais, je pense que c’est une reconnaissance, mais également, un référentiel, sachant que nous devons montrer la voie aux plus jeunes », confia-t-elle.

Pour la présidente nationale des femmes du Fap, le basketball à Ziguinchor étant dans une mauvaise passe, c’est à eux de se retrousser les manches pour éviter certaines défaillances.

Aussi, appelle-t-elle les autorités à prendre en charge le sport, vecteur de développement, de santé, d’enthousiasme et de réconciliation, de toute façon, plus méritant que les « Sabar » ou autres manifestations festives.

Psychologue clinicienne, Mme Niasse de conclure : « la petite catégorie, c’est le fondement du basket et je vois qu’elle est négligée dans le pays. Et c’est ce qu’il a fait dégringoler le basket au Sénégal. Le talent, ça se recherche, dès le bas-âge. Il y a des jeunes talentueux au Sénégal mais, ils ne sont pas soutenus comme il se doit ».

Jacques Gomis

REWMI QUOTIDIEN