Accueil / UNE / Y’en a marre déclare la guerre à Macky

Y’en a marre déclare la guerre à Macky

Après le retrait de l’agrément de Enda Lead Afrique Francophone, à qui le pouvoir reproche de financer Y en a marre, Fadel Barro et Cie déclarent la guerre au régime de Macky.

 Le mouvement Y en a marre est au cœur d’une enquête portant sur des financements illégaux. Son partenaire, Lead Afrique Francophone, vient de perdre son agrément et doit cesser ses activités au Sénégal. Le Ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye,  a relevé des manquements aux réglementations en vigueur. C’est dans ce contexte qu’une «vérification administrative » a été ouverte en juin, laquelle, toujours selon le Ministre, a « révélé une violation des règles relatives aux financements des associations impliquant l’association sénégalaise Y en a marre, l’association étrangère Lead Afrique Francophone et les ONG Oxfam et Osiwa ». Mais Y en a marre, qui faisait face à la presse hier, dénonce des arrière-pensées politiques. Pour Fadel Barro et ses camarades, il n’y a aucun doute sur les intentions du Macky Sall et son gouvernement. «Ils sont dans une tentative de restreindre les espaces d’expression de notre mouvement. Nous ne nous laisserons pas faire. Ce pays a besoin de la lumière des jeunes », a martelé Fadel. Barro, précisant que le mouvement Y en a marre n’a pas encore reçu de convocation dans cette affaire.

La société civile en pompiers

La société civile, dont la RADDHO, les Collectifs d’organisations de la société civile pour les élections (COSCE), Amnesty international Sénégal, la Coalition des défenseurs des droits humains au Sénégal, le Forum social Sénégal, le Forum civil, Y’en a marre, les ONG 3D, ANAFA, COSYDEP, Legs Africa, Article 19 Sénégal/Afrique, CICODEV, COS M2, UNIS (Union des indépendants du Sénégal), le Comité des intellectuels du Sénégal (CILS), la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) et Enda Lead Afrique Francophone, propose sa  médiation pour dénouer la crise. Ces organisations de la société civile qui ont décidé de suspendre leur bras de fer contre l’Etat, ont demandé aux autorités de surseoir à leur décision de retirer l’agrément à Lead Afrique. Une médiation a été entreprise par de bonnes volontés dont Alioune Tine, expert indépendant des Nations unies, et Sadikh Niass, secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits humains (RADDHO). Selon Tine, il s’agit d’amener les autorités (l’Etat) à retirer leur décret d’annulation de l’agrément à Enda Lead Afrique Francophone. « Nous avons décidé de surseoir au plan d’actions, au-delà des condamnations contre les tentatives de déstabilisation de la société civile et de restriction de l’espace civique qui ne datent d’aujourd’hui. »

Georges Emmanuel NDIAYE

À voir aussi

Faux billet: Les larmes de Ngaaka et les 50 millions de l’Etat

Ngaaka Blindé, les larmes à la barre, Ngaaka blindé et son co prévenu Khadim Thiam …

« 30 mille urnes installés dans les bureaux de vote »

Aly Ngouille Ndiaye a visité hier  le hangar de l’Ecole nationale de police, pour le …