POLITIQUE

Zahra Iyane Thiam, ministre-conseiller- Ce qui attend l’opposition, c’est qu’elle s’oppose dignement…

  • Date: 23 septembre 2015

Ministre-conseiller à la Présidence, Zahra Iyane Thiam fait la leçon au Parti démocratique sénégalais (Pds) et ses alliés qui veulent investir la Place Washington. La responsable «apériste» se prononce également, dans l’entretien qu’elle nous a accordé, sur deux autres questions d’actualité.

L’opposition réunie dans le Fpdr prévoit d’organiser un sit-in devant les locaux du ministère de l’intérieur pour exiger le départ d’Abdoulaye Daouda Diallo de la tête de ce département, arguant qu’il ne peut être juge et partie. Vous en dites quoi ?

D’abord, pour une honnêteté intellectuelle et de cohérence avec les actions que la bande à «Decroix», nostalgique de la clandestinité, déroule, l’opposition ne devrait pas se nommer «Front pour la défense de la République», car il n’y a rien qui rime avec défense de la République dans leur feuille de route qui se résume en  un plan d’actions  à trois points : la libération de Karim, le changement de ministre de l’Intérieur, et enfin, la violation du suffrage populaire, en demandant le départ du Président légalement élu, le Président Macky. Montrez-moi le peuple dans tout ça ? Ce qu’on attend de nos dirigeants, des membres de notre gouvernement, c’est de mettre les citoyens au centre de l’action publique, d’être impartial, de mettre au même pied tous les citoyens, hommes ou femmes, politiques ou civils, jeunes, adultes ou enfants, mais plus encore, de  rester ferme par rapport aux normes, lois et règlements en vigueur, et que tous s’en acquittent convenablement. C’est à cela que j’en appelle. Mais, enlever le ministre de l’Intérieur, parce qu’il est partisan, eh bien, son appartenance politique est marginale face à la volonté populaire. On l’a d’abord expérimenté avec Me Ousmane Ngom, et lui, Abdoulaye Daouda Diallo, ne vient que confirmer cela, puisqu’il ne faut pas perdre de vue que, lui-même, vient d’organiser des élections locales en juin 2014, et dans certaines localités de son département à Podor,  il a perdu des collectivités locales. Il  faut, donc, savoir raison garder. Ce qui est attendu de l’opposition, c’est qu’elle s’oppose dignement, qu’elle ne soit pas nihiliste, et qu’elle évite surtout d’être dépassée par la cadence de notre démocratie. Nous n’en sommes plus à revendiquer pour revendiquer ou profiter et se servir de tensions sociales à des fins politiciennes et malsaines – ce qui est confirmé par des actions telles que la visite au Hangar des pèlerins  ou encore se réjouir des échauffourées lors de la visite du président de la République à l’Ucad ou quand d’autres se prennent pour James Bond ou Vin Diesel.

Que vous inspire la médiation faite par le Président Macky Sall au Burkina ?

Il faut rendre grâce à Dieu que la médiation se déroule bien. Loin de nous l’idée de nous en glorifier, mais au contraire, se féliciter des effets et de l’impact positif de cette action de la Cedeao et de l’Ua, à travers les Présidents Macky Sall et Boni Yayi. Je pense, au bout du compte, que la réussite de la médiation est doublement bénéfique pour le peuple du Faso et pour les frères et sœurs de la sous-région. La vérité aujourd’hui,  qu’on le veuille ou non,  tous les peuples ont des destins croisés, liés et communs, donc, ce qui se passe de l’autre côté du territoire nous impacte directement. Ensuite, il est heureux pour nous, et pour l’avenir des générations futures des pays africains, de constater que nos dirigeants prennent en main, en toute responsabilité et en toute souveraineté, nos conflits et nos crises. Nous n’avons vu, avec fierté et plaisir, autour de la table de négociations, que des Africains. Même si on n’avait pas eu ces résultats qui, nous l’espérons, seront validés dans les prochains jours par les organisations régionales et africaines, il n’y aurait pas de quoi rougir, car en définitive, pour moi, la vraie victoire, c’est celle qui confirme l’avènement du nouveau leadership africain. En tant que citoyenne et africaine, j’encourage vivement le Président Sall et magnifie, à sa juste valeur, son entregent et celui de Boni.

L’affaire des pèlerins sénégalais laissés en rade à Dakar continue de défrayer la chronique. Quel commentaire en faites-vous ?

C’est triste et déplorable. Moi-même j’ai des pèlerins dans cette situation. C’est inqualifiable et injustifiable. Car le pèlerinage aux lieux saints de l’islam ne peut prendre qui que se soit au dépourvu. Cela fait des siècles qu’il est pratiqué, à défaut d’une amélioration des conditions du Haj d’année en année, on ne peut assister à une dégradation ou à des problèmes tels que nous le vivons présentement. L’Arabie Saoudite est perpétuellement travaux pour améliorer, aussi bien les conditions du Haj, que celles de l’hébergement ou de la restauration, au vu des millions  de fidèles qui s’acquittent de ce devoir chaque année, a fortiori nous qui sommes tout juste censés convoyer des pèlerins. II faut, donc, identifier les failles, situer les responsabilités, pour apporter des correctifs durables, faire en sorte que ces situations ne se reproduisent plus. Je suis, certes, partisane de la prise en compte de la responsabilité de chacun dans le cadre de son job, mais je suis loin d’être pour la sanction uniquement pour sanctionner. Toute action doit être motivée par le fait d’obtenir des résultats plus probants la prochaine fois. Oui pour situer les responsabilités, oui pour prendre des mesures hardies pour éviter un tel laxisme des fautifs, oui pour des sanctions, tout en prenant conscience que sanctionner ne rime pas nécessairement avec couper des têtes.

Le Populaire

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