Accueil / POLITIQUE / Zahra Iyane Thiam, ministre conseiller du président de la République « Le Sénégalais est mûr, il ne se lèvera pas pour un 23 bis sur la base d’arguments fallacieux »

Zahra Iyane Thiam, ministre conseiller du président de la République « Le Sénégalais est mûr, il ne se lèvera pas pour un 23 bis sur la base d’arguments fallacieux »

La ministre conseillère du président de la république est convaincu que l’appel à la mobilisation contre le parrainage sera un échec. Selon Zahra Iyane Thiam, le peuple sénégalais conscient qu’il ne descendra pas sur la rue sur la base « d’arguments fallacieux ». Elle est d’avis pour le parrainage d’autant, dit-elle, ce système ne peut filtrer aucune candidature.

Les analyses sur le projet de loi sur le parrainage qui doit être adopté le jeudi prochain se multiplient. Si les tenants du pouvoir estiment que le parrainage est un bon système qui permettra de rationaliser les candidatures à l’élection présidentielle de 2019, les responsables de l’opposition soutiennent le contraire. Ces derniers assimilent le parrainage à un acte anti-démocratique visant à éliminer de potentielles candidatures. D’ailleurs, ces responsables de l’opposition ont appelé à la population de descendre dans la rue pour s’opposer contre l’adoption de ce projet de loi qui prévue ce jeudi. Ainsi, nombreux sont ceux qui pensent qu’on pourrait assister à M23 bis. La conseillère spéciale du président de la République, pense que présentement le Sénégal ne peut plus vivre un M23 juin. Zahra Iyane Thiam rassure les sénégalais en leur demandant de ne rien craindre le jeudi prochain. « Je ne pense pas que notre peuple mur, conscient des enjeux mondiaux de l’heure puisse se lever pour un 23 juin Bis sur la base d’argument fallacieux », a déclaré madame Zahra Iyane Thiam. Qui, rappelle « Le 23 juin, c’était nous. Nous nous sommes battus contre le tripatouillage de la constitution. Nous nous sommes battus contre les lois qui étaient bafouées, contre l’arbitraire. Même si certains sont contre le parrainage, ce système a été discuté dans un cadre de concertation où l’ensemble des acteurs qui étaient présents ont, de manière consensuelle, adoptés un code de conduite déclinant les modalités d’arbitrage auquel cas où il y aurait désaccord ». Revenant sur le système de parrainage qui, présentement, fait couler beaucoup d’encre et de salive sur la scène politique, elle indique que « le parrainage, qui est une modalité de mise en œuvre de la rationalisation des candidatures pour l’élection présidentielle, provient d’une rencontre de concertations qui a eu lieu entre certains acteurs politiques à la suite des élections législatives de 2017 ». Sur ces entrefaites, elle demande à la frange de l’opposition qui a boycotté ces concertations d’être conséquente avec elle-même. « Je pense que c’est qui est logique de la part de l’opposition c’est qu’elle puisse s’assumer en faisant prévaloir ses opinions comme le font ceux de la majorité », a soutient-elle.

« Le parrainage ne peut filtrer aucune candidature parce que…»

A ceux qui soutiennent sur tous les toits que le parrainage vise à éliminer de potentielles candidatures à la présidentielle prochain, Zahra Iyane Thiam rétorque : « L’article L116 définit clairement les actes qu’il faut pour prétendre être un candidat. Ça ne peut pas être un projet de loi qui peut empêcher à qui que ce soit d’être candidat. Le parrainage ne peut filtrer aucune candidature puisqu’il s’agit d’avoir la caution populaire. En voulant être candidat à la présidentielle, les acteurs politiques demandent la caution populaire ». A la question de savoir est ce qu’il ne faudrait pas un dialogue sur la question entre la majorité et l’opposition, elle répond de façon formelle : « C’est l’opposition qui refuse dialoguer ». A l’en croire, le chef de l’Etat, animé par un esprit démocratique a appelé au dialogue. Etayant ses propos, il rappelle même la journée du 28 mai qui a été institué, par le chef de l’Etat journée Internationale du dialogue. Cependant, elle constate, pour le déplorer, que l’opposition dans sa majorité écrasante refuse de s’asseoir autour d’une table avec le président de la république. A son avis, c’est de la responsabilité de l’opposition aujourd’hui de revenir à la table de négociation et de pouvoir discuter de manière consensuelle des règles du jeu démocratiques si elle est consciente de ses devoirs vis-à-vis des citoyens. Profitant de la tribune qui lui est offerte, madame Zahra Iyane Thiam a dit son satisfecit sur le bilan du président de la République à quelques mois des joutes électorales. A l’en croire, le président de la république et son gouvernement ne craignent pas les potentiels de candidats qui brigueraient les suffrages des sénégalais à la prochaine présidentielle. « Nous nous réjouissons qu’il ait des sénégalais qui pensent qu’ils peuvent faire mieux que Macky Sall. Nous, au niveau de Benno Bokk Yakkar, nous sommes dans la dynamique de la continuité des actions que le président de la république met en œuvre au profit de la population sénégalaise. Lesquelles actions produisent des effets positifs et dont les populations se réjouissent de jour en jour », a-t-elle souligné. Avant d’ajouter : « Nous sommes sur le terrain, nous nous évertuons à répondre au quotidien, aux préoccupations des sénégalais. Nous pensons que seul le travail paie. Le président travail, le gouvernement travail, au niveau de Benno Bokk Yakkar nous travaillons. Nous espérons que ces actions pour lesquelles nous travaillons pour le peuple sénégalais seront sanctionnés positivement lors de la prochaine élection présidentielle. »

Aliou DIOUF

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