Selon El Hadji Malick Gaye, plusieurs emprises seraient disponibles et compatibles avec l’installation de ces équipements. Il assure ainsi que « jamais » l’AGETIP n’a cherché à s’opposer au don chinois ou à son installation.
Le directeur général explique toutefois que l’emplacement retenu par la Ville de Dakar, notamment l’emprise dite de la « digue Dragon », est affecté aux ouvrages prévus dans le cadre du projet d’aménagement de la Corniche Ouest, déclaré d’utilité publique.
« Lorsque les représentants de la Ville ont insisté pour installer ces équipements sur l’emprise dite digue Dragon, j’ai personnellement appelé Monsieur le Maire de la Ville de Dakar afin de lui expliquer la philosophie du projet et la destination précise de cette emprise », a-t-il indiqué vendredi lors d’un point de presse.
À l’issue de ces échanges, l’AGETIP dit avoir demandé que les équipements soient déplacés, en concertation avec la Ville de Dakar, vers les emplacements initialement identifiés par les structures et services compétents de l’État.
Mais, selon M. Gaye, les équipements ont finalement été installés par la mairie de Dakar 48 heures après les échanges.
Pour le directeur général de l’AGETIP, l’agence ne fait qu’appliquer une décision de l’État visant à préserver une emprise réservée à un projet déclaré d’utilité publique. « Aucune initiative, aussi légitime soit-elle, ne saurait compromettre ou entraver l’utilisation des emprises affectées aux ouvrages prévus », soutient-il.
L’AGETIP entend ainsi maintenir le calendrier du projet et poursuivre les travaux sur le site, tout en réaffirmant que le différend porte sur l’emplacement des équipements et non sur le principe du don chinois.
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