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Aba et son plan anti-stress : « Ce que m’a dit Jamel Debbouze »

Le nom de scène vaut son pesant d’éloquence. La personne qui le porte son pesant d’humour. Abba no stress, au-delà du scénique est un label de joie de vivre et de la partager. Aussi l’altruisme définit-il, plus que tout autre mot, cet homme qui tient son talent du sein et de la ceinture, sa mère et père étant ceux de qui ce joyeux drille tient sa propension à ambiancer. Même si le personnage est un grand timide. Riez de ses confidences rigolotes…    

Qui est Abba, comment vous décririez vous ?

Je suis un jeune, issu de la banlieue et un self-made-man. Je me suis fait tout seul. Les débuts ont été ardus, mais j’ai réussi à me faire une place et un nom, même si j’avoue qu’il me reste du chemin à faire. A l’état civil, je me nomme Babacar Camara, je suis né à Yeumbeul, j’ai grandi entre Centenaire et Ouest Foire. Je suis marié et père de trois enfants.

D’où vous vient le surnom « Abba » ?

Du diminutif de mon prénom. Ma mère tenait un prêt-à-porter et sa meilleure amie, Feue Déguene Chimère, qui y était régulière, me trouvait très drôle et m’a surnommé No stress qui m’est resté avec le temps. J’ai été scolarisé jusqu’en classe de troisième. Manquant de sérieux, j’ai fait des choses pas très catholiques à l’école car j’avais en tête le football.

Avant l’animation, quel était votre métier ?

J’étais actif dans la vente de prêt-à-porter. Ma boutique s’appelait No Stress Shop. Il y a aussi eu le football, je n’y suis pas resté longtemps, sûrement parce que ce n’était pas ma destinée. Pourtant, c’est le métier que j’aimais le plus et je pensais pouvoir y faire carrière.

Qu’est-ce vous a poussé dans l’animation musicale ?

Disons que je suis né animateur, c’est un métier qui m’a toujours passionné. A la maison, entres amis, c’était toujours un plaisir pour moi de mettre de l’ambiance. Il m’arrivait d’aller avec mes grands frères animer des cérémonies. Et je pense que c’est ce qui a facilité mon insertion dans ce milieu. Avant que je ne me fasse connaître, Wally Ballago Seck ne cessait de me dire que je devais me lancer, que j’avais énormément de talent.

Abba n’a jamais le trac sur scène ou bien il a le secret pour le gérer ? 

A vrai dire, avant de monter sur scène, je suis comme énervé et je ne désire parler à personne «Damaye kass rek, damaye kass beu yegue ».   C’est normal d’être stressé. D’ailleurs, j’ai demandé à Jamel Debbouze des astuces pour gérer l’avant-prestation et il m’a répondu que le jour où je monterai sur scène sans pression,  alors à partir de ce jour, je ne suis plus artiste. La question c’est sera-t-on à la hauteur, les gens aimeront-ils…. Mais une fois sur scène, c’est la passion qui parle.

Vous aimez faire rire, comment vous est venu ce don de comédien ?

Je le dois à ma mère ! Je la remercie d’une part et lui en veut un peu de l’autre, parce que c’est à cause d’elle que je bégaie un peu. J’aimais tellement la faire rire que je m’amusais à chaque fois que je rentrais des cours d’imiter un marchand ambulant qui venait chez nous. Voir ma mère se tordre de rire me procure un réel plaisir et c’est de là, je pense, que vient le fait d’aimer détendre les gens, leur procurer du plaisir. Mon père était un peu comme moi, il avait le don de faire rire les autres, on ne s’ennuyait jamais avec lui, tout comme ma mère.

Qu’en est-il d’Abba Show ? 

Abba Show est un concept one man show. D’ailleurs, je faisais un « truc » similaire avant même que je ne devienne un animateur télé. Ce genre de concept n’est pas fréquent au Sénégal, on le voit plus en Europe ou en Amérique. On va dire que je fais partie des gens qui ont amené ce genre de spectacle au Sénégal. Je me demande si je ne suis pas le premier, je l’ai façonné à ma manière. Abba Show me tient vraiment à cœur, c’est un projet d’avenir et l’idée c’est de donner la chance à de jeunes humoristes de monter sur scène, montrer ce qu’ils valent. J’ai eu plusieurs retours positifs et je ne peux qu’en être fier. Abba Show, c’est mon bébé à moi et il me procure beaucoup de joie, c’est ma vie.

Dans la vie, êtes-vous aussi déjanté que le personnage que vous incarnez dans votre spectacle ?

Je suis le même dans la vraie vie, voire pire. Par contre, quand je sors de ma zone de confort familial ou amical, mon côté timide ressort et les gens peuvent penser que je joue à l’intéressant. Le vrai Abba est timide, je n’aime pas quand c’est calme, quand c’est plat et je suis de surcroît très émotif. Ce que j’aime c’est mettre l’ambiance. J’ai un énorme cœur et je ne veux pas que les gens découvrent mon côté faible.

…Votre pire moment ?

Je n’oublierai jamais l’année 2017,  j’ai vécu trop de choses en un mois : la perte d’un être cher, l’hospitalisation et l’opération de ma mère, les problèmes de santé de ma femme, la vente de mes affaires pour pouvoir régler mes problèmes. C’était tellement dur que je ne pensais pas m’en sortir, je suis passé par toutes sortes d’émotions.

Qu’est-ce que vous n’aimez pas ?

(Il se marre) « Beugouma khew », je déteste tout ce qui est événement, tout ce qui touche au folklore. Personne n’arrive à me cerner, je suis compliqué et je le sais, j’aime la simplicité. Quand je fais l’animation, on a l’impression que j’aime bien le folklore, or c’est tout le contraire. C’est mon boulot, mais je ne suis pas trop « fête », la preuve, je jeûne à chaque fois que c’est mon anniversaire. Je fais de même pour les anniversaires de mes proches, j’ai fait en sorte d’inculquer ça à ma petite famille. Sinon je suis quelqu’un de très positif.

On parle beaucoup de votre physique de beau gosse, cela vous a aidé à percer?

(Se sentant complimenté, il sourit) Quand je venais de débuter ma carrière, j’y ai trouvé des animateurs et ce qu’il fallait faire, c’est me démarquer des autres. Je ne fais rien pour être beau, c’est inné, je rends grâce à Dieu. Je tiens cette beauté de mes parents. Ce n’est pas ce qui m’a aidé à percer, mais c’est un facteur que les gens ont apprécié. J’ai apporté ma petite touche dans l’animation et les gens adorent ça. Je suis bel homme, très propre, j’aime la mode et je suis comique, rien que pour ça, je ne laisse pas les gens indifférents. Il y a un adage qui dit que quand on est jeune, on peut réussir et moi je me donne les moyens pour.

Quels sont vos projets ?

J’ai ouvert mon agence de communication et avec mon équipe, nous faisons tout ce qui touche au digital, aux évènements, aux business, entre autres. Dire que je suis animateur ou humoriste serait très modeste de ma part. Je n’ose même pas le faire, la modestie ce n’est pas moi, je suis un businessman. Je ne fais rien gratuitement ! Je fais du business positif. L’autre projet qui me tient aussi à cœur c’est de réussir ma vie, faire la fierté de ma famille et de tous les Sénégalais.

ANNA THIAW

 

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