Présent, hier, à l’Assemblée nationale lors du vote du projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal relatif aux actes contre nature, Ababacar Mboup, président du collectif « Non à l’homosexualité », a salué ce qu’il considère comme « un événement exceptionnel et historique ». Pour lui, cette étape marque l’aboutissement d’un long combat mené par plusieurs organisations de la société civile lit-on dans le Soleil.
« Nous avons également introduit deux propositions de loi à l’Assemblée nationale avec l’appui de certains députés, mais elles avaient été rejetées », rappelle Ababacar Mboup. Aujourd’hui, le président de « And Samm Jikko Yi » se dit satisfait de l’évolution du texte examiné par les parlementaires. «Ce n’est pas tout l’article 319 qui est modifié, mais l’alinéa 3. Depuis décembre 2021, nous demandions des peines de cinq à dix ans. Si l’État introduit un projet de loi allant dans ce sens, nous ne pouvons que nous en féliciter », a-t-il déclaré à tarvers le site du medias gouvernemental.
Toutefois, pour lui, la loi ne constitue qu’une étape. « La loi a d’abord une vocation dissuasive. Elle ne fera pas disparaître les comportements, mais elle peut décourager ceux qui voudraient les afficher publiquement », estime-t-il.
- Mboup insiste également sur la nécessité d’agir sur d’autres leviers, notamment l’éducation. « Il faut transmettre à nos enfants les valeurs incarnées par nos aïeux. Cela passe par un système éducatif bien sénégalais », soutient-il, tout en appelant à une vigilance accrue face à l’influence des réseaux sociaux.
Tour à tour félicité par les parlementaires de la majorité qui se sont relayés au pupitre, Ababacar Mboup s’est dit touché par les marques de reconnaissance exprimées par certains parlementaires à l’endroit de son mouvement. «Cela nous va droit au coeur. Nous félicitons également les autorités et les députés, car c’est la première fois que cette question est réellement discutée à l’Assemblée nationale », a-t-il conclu
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