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Société: Un bus Tata finit sa course dans une maison
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Hausse des tarifs de transport: La grogne des usagers

Malgré les injonctions du gouvernement et de ses multiples ramifications instaurant un barème des prix dans le transport urbain, les acteurs du transport regroupés au sein d’AFTU ont outre passé cet interdit et ont opéré une hausse généralisée des tickets sur les différents trajets. Aucune ligne ne semble d’ailleurs épargnée, les usagers n’arrivent pas à accepter cette « dictature » et rejette tout sur le dos du gouvernement.  Il reproche aux autorités d’être plus préoccupé par les adversités politiques que de la situation socio-économique des populations qui disent être oppressé par les transporteurs et ne savent plus à quel saint se vouer.

Désormais, le prix des tickets de transports dans les minibus du réseau l’Association pour le financement du transport urbain Aftu, est passé de 100 à 150 FCFA pour la section 1, ainsi qu’une hausse généralisée de 50 francs sur tous les tarifs des bus TATA. Pris au dépourvu par la hausse subite, les usagers de la ligne 27 aussi ne manquaient pas d’entrer dans tous les états d’âme, certains traitant le pauvre receveur de tous les noms d’oiseaux, quand lui prétextait suivre seulement les ordres de ses patrons. «  Ils sont des voleurs, à chaque fois ils augmentent les prix sous prétexte que le prix du carburant a augmenté ou je ne sais quoi encore et lors ce qu’il  y’a baissé ils ne suivent pas la logique», a lancé Sabine une cliente de la ligne qui est non seulement remonté contre les acteurs du transport mais met également tout sur le dos de l’état. On assistait ainsi à moult récriminations et autres gros mots qui dégénéraient souvent en engueulades. Alors que les uns traitaient les membres de l’Aftu (Association pour le financement du transport urbain) de voleurs, les autres se défaussent, sans rechigner, sur l’Etat, « le gouvernement est impuissant, et peinant à faire respecter ses directives. Les populations sont abandonnées à la merci des transporteurs qui nous dictent leur loi tout comme les commerçants avec la confiscation du sucre dans les magasins ».

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C’est ce à quoi sont  confrontés depuis quelques jours les usagers des bus, les populations sont très remontées et ne savent plus à quel saint se vouer car l’état ne serait pas préoccupé par cette situation. « Augmenter les prix sans préavis n’est pas du tout normal », s’est plaint le jeune Hamidou Fall, un usager du bus 24, qui a refusé de payer le ticket à 150 FCFA pour se rendre à Pikine. « J’ai donné une pièce de 100 francs au receveur car c’était le tarif que je connaissais, à ma grande surprise, il m’a dit que le tarif était de 150 francs pour aller de Guédiawaye à Pikine , et de 350f francs de Guédiawaye à l’université de Dakar, explique-t-il « Quand j’ai voulu protester, le gars à côté de moi m’a dit « grawoul fayal rek » (ce n’est pas grave, il faut payer). Finalement, je me suis dit que ce sont les personnes opprimées qui acceptent la sentence de leur bourreau sans rechigner, témoignant leur mécontentement par une froide expression ».

Le jeune homme se désole de l’attitude des transporteurs qui selon lui prennent des décisions unilatérales sans préavis ni annonce de la part de l’autorité, qui n’est pas préoccupé par les maux des populations mais plutôt des adversités politiques. « Nos gouvernement sont plus réactifs sur les problèmes politique sur les questions socio-économique des sénégalais, la preuve l’opposition a prévu des manifestations pour accompagner Sonko a sa convocation sur le dossier de diffamation l’opposant a Mame mbaye Niang,  déjà la police a assailli toute la ville, alors que depuis jeudi il n’y même pas de communiqué de la part du ministre de tutelle » a déploré un autre usager qui préfère taire son nom.

Contrairement aux autres usagers, Penda la trentaine s’en prend a ces concitoyens,  C’est ainsi au Sénégal, lance t-elle avant de poursuivre : nous restons là à dire que c’est la faute du gouvernement. Quelle est notre part de responsabilité, nous usagers ? Oui, le gouvernement a sa part dans tout cela, il doit protéger la population des arnaques des transporteurs et de leurs complices, mais nous ne sommes pas du reste par ce que nous acceptons tout ce que l’on nous inflige sans rien dire à cause du « masla, grawoul » après on veut se faire respecter.

Pour rappel, au mois de janvier 2023 dans un communiqué, le ministre des transport terrestre et du désenclavement,  Mansour Faye avait rappelé que les tarifs des transports publics routiers de personnes sont fixés par le décret n°2009-20 du 22 janvier 2009. Il dit : «A ce jour, aucune augmentation des tarifs de transport n’a été discutée, encore moins arrêtée, avec les opérateurs.

Par conséquent, toute hausse unilatérale des tarifs serait contraire au décret précité et aux conventions signées entre l’autorité de régulation des transports urbains, le Conseil exécutif des transports urbains durables (Cetud) et les groupements d’intérêt économique membres de l’Aftu.» Pour lui, ce serait «une infraction à la réglementation sur les tarifs de transport routier, notamment la loi n°2021-25 du 12 avril 2021 sur les prix et la protection du consommateur». Mansour Faye avait par ailleurs fait savoir que «des concertations sont en cours pour subventionner directement les opérateurs, afin que le réajustement des prix du carburant n’ait pas d’impact sur la tarification du transport routier».

Rosita Mendy

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